80 km/h sur les routes: Le produit des amendes ira aux hôpitaux, dit Philippe

SECURITE ROUTIERE Le chef du gouvernement tente de convaincre que la nouvelle limitation de vitesse n’est pas là pour combler les dettes de l’Etat…

Rachel Garrat-Valcarcel

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Edouard Philippe fait la pédagogie des 80 km/h.
Edouard Philippe fait la pédagogie des 80 km/h. — BERTRAND GUAY / AFP

Le Premier ministre, Edouard Philippe, continue son opération déminage après que l’abaissement de la limitation de vitesse sur les routes secondaires est entré en application. Ce matin il était l’invité de RTL, où il a affirmé que les recettes des amendes pour non-respect de la limitation à 80 km/h iraient aux hôpitaux. L’amende en question, elle est de 68 euros, en plus d’un point sur le permis de conduire. Le Premier ministre a aussi précisé que la mesure serait appliquée avec pédagogie dans les premières semaines.

Depuis le 1er juillet, la limitation est passée de 90 à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central. Depuis le début, c’est le chef du gouvernement qui endosse la responsabilité de cette mesure jugée impopulaire pas beaucoup. Et qui doit donc répondre aux nombreuses polémiques engendrées.

« Coût humain terrifiant »

Déjà, vendredi, lors d’une visite auprès des services de secours (pompiers…) Edouard Philippe avait clamé que les 80 km/h n’avaient pas pour but « d’emmerder le monde », mais de lutter contre le « coût humain terrifiant » que représente le nombre de morts et de blessés sur la route. « 3.500 à 3.600 morts par an, 75.000 blessés par an, dont 25.000 font l’objet de lésions soit cérébrales soit physiques qui seront durables, permanentes et irréversibles, c’est évidemment un constat qui n’est pas acceptable. »