VIDEO. Assemblée nationale: «Je n’ai jamais dit que je ne gagnais pas assez», se défend le député Jean-Luc Reitzer

POLEMIQUE Les propos du député de la 3e circonscription du Haut-Rhin sur le contrôle et la rémunération des parlementaires avaient été décriés…

A.I.

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Le député Jean-Luc Reitzer (Archives)
Le député Jean-Luc Reitzer (Archives) — HALEY/SIPA

Des explications un mois après la polémique. Depuis la publication en vidéo de son propos devant les membres de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), fustigeant les contrôles des parlementaires et soulevant la question d’une trop faible rémunération, c’est le silence. Sollicité, Jean-Luc Reitzer (Les Républicains) avait choisi de ne pas répondre aux médias et « attendre que le torrent de boue se calme pour [s'] exprimer ».

« Je n’ai pas l’intention de démissionner »

Ce dimanche, le député de la 3e circonscription du Haut-Rhin s’est, enfin, expliqué dans L'Alsace : « Que mes propos aient été mal interprétés, y compris par des gens de bonne foi, je l’admets. Mais la démocratie, c’est la confrontation des idées. Il y va de la liberté de pensée et de parole du parlementaire. Je n’ai pas l’intention de baisser la tête, de raser les murs, encore moins de démissionner. Je n’ai tenu aucun propos raciste, antisémite ou homophobe. La République, ce n’est pas la guillotine. »

Lors de l’audition à l’HATVP, Jean-Luc Reitzer avait indiqué que « parmi les collègues, surtout des petits nouveaux, j’ai entendu qu’il y en a qui devaient manger des pâtes, parce qu’avant ils gagnaient 10.000 ou 15.000 euros et maintenant ils se retrouvent avec 5.300 euros ». Ce qui lui avait valu, entre autres, un dépôt de paquet de pâtes devant sa permanence parlementaire. Le député précise alors : « Je n’ai jamais dit que je ne gagnais pas assez. J’ai évoqué la collègue de LaRem qui avait dit qu’elle mangeait pas mal de pâtes ».