Les Républicains: Valérie Pécresse (encore) huée lors du Conseil national du parti

POLEMIQUE Valérie Pécresse est rentrée samedi dans la salle du Conseil national consacré à l'Europe sous un mélange de huées et d'applaudissements...

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse le 30 juin 2018.
Valérie Pécresse le 30 juin 2018. — VALERY HACHE / AFP

Rebelote. Elle avait été conspuée en janvier lors du premier Conseil national du parti Les Républicains présidé par Laurent Wauquiez. lors duquel elle avait théorisé l’existence de « deux droites ». La présidente de Libres !, mouvement associé à LR, est entrée samedi dans la salle du Conseil national consacré à l’Europe sous un mélange de huées et d’applaudissements.

« L’euro-scepticisme recule »

Malgré tout, la présidente de l’Île-de-France Valérie Pécresse s’est dite « satisfaite » que « l’euro-scepticisme recule » chez Les Républicains (LR), après avoir fait une brève apparition au Conseil national du parti qui rassemble quelque 600 personnes au Palais de l’Europe de Menton. « Je vois aujourd’hui que l’euro-scepticisme recule et que le message pro-européen avance et j’en suis très satisfaite ».

« Je vois aussi qu’on a renoncé à démanteler l’Europe, à la rétrécir à 6, à 12. On est vraiment dans un projet pour sauver l’Europe à 27. C’est une bonne chose », a-t-elle poursuivi, dans une allusion au projet d’Europe des cercles concentriques prôné par Laurent Wauquiez. Valérie Pécresse a estimé que l’Europe devait « protéger très fortement ». « Je défends aussi une Europe de conquête, qui doit s’incarner à travers toute une série de politiques ambitieuses, et aussi un travail sur l’influence de la France en Europe ».

Un rendez-vous finalement conssensuel

Ce Conseil national - sorte de parlement du parti -, qui est le deuxième à se tenir depuis l’accession à la présidence de Laurent Wauquiez, s’annonce consensuel avec une déclaration de principes qui ne se prête guère aux oppositions.

Vendredi, le patron de LR avait visité le poste frontière de Menton, l’occasion de dénoncer un « accord de façade » négocié par Emmanuel Macron et ses homologues européens sur la question migratoire. Il s’était également rendu à Grasse sur la tombe de l’ancien ministre Charles Pasqua, décédé en 2015, et avait rendu visite à Christian Estrosi dans son bureau de la mairie de Nice. Christian Estrosi, qui a pris ses distances avec le parti et avait dénoncé une « mauvaise manière », avec ce rassemblement organisé dans sa région, le jour de l’inauguration d’une ligne de tramway dans sa ville, pourrait effectuer une apparition dans la journée.

Instrument de ce consensus : la déclaration de principe en sept « piliers » qui doit être soumise dans la journée à l’approbation du Conseil national. Un texte réaffirmant l’engagement européen de LR, qui fait de la « protection des frontières » la « priorité absolue » en Europe et qui prône la « préférence communautaire ».

Également présent à Menton, le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau, dont le micro-parti Force Républicaine avait émis une trentaine de propositions, a martelé son message en faveur d’un « projet de civilisation », un point qui figure également dans la déclaration.

Les sept « piliers » de cette déclaration doivent servir de « socle » à l’élaboration du programme pour les élections européennes de 2019. La question de la tête de liste devrait être tranchée en fin d’année. M. Wauquiez a répété samedi qu’il ne serait pas candidat. Le député Damien Abad, dont le nom commence à circuler, a été particulièrement applaudi lors de son intervention.

Valérie Calmels absente

Le Conseil national a voté par acclamation la nomination du centriste Jean Leonetti au poste de vice-président délégué du parti, décidée par Laurent Wauquiez lors de l'éviction de Virginie Calmels. Laquelle n’était pas présente à Menton. Enfin, le Conseil national a validé la nouvelle composition de la Haute autorité, qui veille notamment à la régularité des scrutins interne. L’avocat Henri de Beauregard, qui a notamment défendu la Manif pour Tous, succède à la tête de cette instance à Anne Levade.

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