Medef: Après cinq ans à la tête du patronat, Pierre Gattaz estime avoir «gagné le combat des idées»

ENTREPRISES Dans une interview au Figaro, Pierre Gattaz dresse un bilan de son action, à quelques jours de l'élection d'un nouveau président à la tête du Medef...

L.Br.

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Pierre Gattaz le 25 avril 2018 à Paris.
Pierre Gattaz le 25 avril 2018 à Paris. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Avant de quitter définitivement son poste de président du Medef, Pierre Gattaz dresse un bilan de son action dans une interview au Figaro. Le patron des patrons quitte son poste satisfait des actions menées, malgré des critiques.

Il ne reste à Pierre Gattaz que quelques jours à la tête du Medef. Son successeur sera élu le 3 juillet par les 556 membres votants de l’Assemblée générale de l’organisation. Après cinq années passées à la présidence du Medef, Pierre Gattaz se félicite d’avoir obtenu l’attention du pouvoir politique sur de nombreuses décisions.

« Ce que nous avons surtout réussi, c’est d’avoir réhabilité l’entreprise et l’entrepreneuriat. Nous avons gagné le combat des idées. (…) En cinq ans, le Medef est devenu incontournable », explique-t-il. Il en veut pour preuve « sa plus grande fierté » : la suppression de l’ISF. Pierre Gattaz rend même hommage à François Hollande qui a « compris que les marges des entreprises étaient très faibles et qu’il fallait agir ».

Radiall et production de vin bio

« Mais l’image du syndicat ne s’est pas améliorée », avance le journaliste du Figaro. « Ce n’était pas le but », balaie Pierre Gattaz. « Je n’ai pas été élu pour réformer le Medef mais pour éviter que l’économie française ne tombe en deuxième ou troisième division. »

Malgré certaines critiques, Pierre Gattaz se retire avec le sentiment du devoir accompli. Et après ? Il confie au Figaro vouloir retourner travailler dans l’entreprise Radiall, fondée par son père. Propriétaire d’un domaine viticole dans le Lubéron, récemment acquis, il compte aussi devenir producteur de vin. « Je veux y faire du vin bio, rosé, blanc et rouge, avec de premières vendanges en 2019. »

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