Pas touche à Macron! Benjamin Griveaux dézingue François Pinault qui «longtemps n'a pas payé d'impôts»

RIPOSTE Le milliardaire a déclaré dans un entretien qu'Emmanuel Macron «ne comprend pas les petites gens»...

G. N. avec AFP

— 

Benjamin Griveaux, le 6 juin 2018, à Paris.
Benjamin Griveaux, le 6 juin 2018, à Paris. — ALAIN JOCARD / AFP

Porte-parole mais aussi porte-flingues du gouvernement. Benjamin Griveaux, a balayé samedi les critiques de François Pinault sur le manque de compréhension d'Emmanuel Macron pour « les petites gens ». « De la part de quelqu’un qui pendant longtemps n’a pas payé d’impôts, je ne suis pas certain qu’il comprenne lui-même les petites gens », a-t-il ironisé, invité sur Europe 1 à commenter les propos du fondateur du groupe de luxe Kering.

En 1999, Le Canard enchaîné avait révélé que François Pinault avait échappé à l'impôt sur la fortune en 1997 via un système de déductions. En 2002, le milliardaire avait versé 450 millions d’euros au fisc pour apurer un certain nombre de montages financiers litigieux, dans le cadre de la donation partage de son groupe à ses enfants.

Richard Ferrand en première ligne

Emmanuel Macron « ne comprend pas les petites gens », a affirmé dans un entretien au magazine M du Monde, l’homme d’affaires réputé très proche de l’ancien président Jacques Chirac et qui avait confié en 2012 avoir voté pour François Hollande. « J’ai peur qu’il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes », a ajouté celui qui figure parmi les plus grandes fortunes de France.

« Le surréalisme involontaire recèle des ressorts comiques qu’il était temps d’explorer. Nul doute que seuls les milliardaires peuvent comprendre les autres : la commisération procure un supplément d’âme qui ne s’achète pas », avait riposté dès vendredi le chef de file des députés LREM Richard Ferrand sur Twitter.

Le porte-parole du gouvernement a aussi fustigé samedi les polémiques sur les frais de l'Elysée​ (vaisselle, piscine…) avivées par la formule présidentielle sur le « pognon de dingue » pour les aides sociales. « C’est une mauvaise polémique. Si on veut continuer à faire monter le populisme et le nationalisme, on continue, on fait ça », a dénoncé le porte-parole, regrettant qu'« à l’Assemblée nationale […] La France insoumise concentre ses questions sur ça ».