Projet d'attentat de l'ultra-droite: Jean-Luc Mélenchon arrête de collaborer avec la justice

ULTRA-DROITE Des menaces d’attentats visant le leader LFI et Christophe Castaner avaient été révélées en octobre...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon le 17 mai 2018, à Saint-Cloud.
Jean-Luc Mélenchon le 17 mai 2018, à Saint-Cloud. — CHAMUSSY/SIPA

L’enquête se fera sans lui. Jean-Luc Mélenchon, cité parmi les cibles potentielles d’une cellule de l’ultra-droite démantelée en octobre, a décidé de « suspendre » symboliquement sa participation à l’investigation sur ce groupuscule. Le leader de la France insoumise dénonce une « volonté d’obstruction » par le biais de son avocat.

Tout est parti d’une décision de justice peu appréciée par le candidat. La juge d’instruction antiterroriste chargée de l’enquête avait confirmé en mai la constitution de partie civile de l’ancien candidat à la présidentielle, contre l’avis du parquet de Paris, qui a ensuite saisi la chambre de l’instruction pour contester sa recevabilité.

Son avocat, Juan Branco, y a vu « un signe de défiance inédit ». « Il ne sera donc pas répondu à l’appel du parquet, et nul acte supplémentaire ne sera demandé », a-t-il annoncé.

Des menaces d’attentat révélées en octobre

Cette abstention ne vaut pas retrait de sa constitution de partie civile qui doit encore être débattue à la chambre de l’instruction.

Pour le parquet, l’enquête ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » ne vise pas « des faits d’atteinte à la vie » de Jean-Luc Mélenchon.

Des menaces d’attentats visant le leader LFI et Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement et ex-maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) avaient été révélées en octobre, au lendemain d’un coup de filet contre des membres de l’ultra-droite. Tous étaient liés à Logan Alexandre Nisin, un ancien militant du mouvement royaliste Action Française arrêté quelques mois plus tôt.

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