Les Républicains: Laurent Wauquiez limoge Virginie Calmels après de nouvelles critiques

POLITIQUE La numéro 2 du parti avait vivement critiqué son patron dans une interview au Parisien, samedi...

20 Minutes avec AFP

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Virginie Calmels et Laurent Wauquiez, le 3 septembre 2017
Virginie Calmels et Laurent Wauquiez, le 3 septembre 2017 — PHILIPPE DESMAZES / AFP

« Il veut imposer sa seule ligne, mais je ne crois pas que ce soit le bon message », avait critiqué Virginie Calmels, vice-présidente déléguée du parti Les Républicains, en parlant de Laurent Wauquiez, lors d’une interview au Parisien mise en ligne samedi. Autrement dit, la numéro 2 des Républicains reprochait à son patron de ne défendre que sa « propre ligne » et de ne pas être assez rassembleur.

« Moi, j’ai cru avec sincérité à sa volonté de rassemblement et j’ai soutenu ses propositions, car je suis pour un régalien fort », détaillait-elle.

Remplacée par Jean Léonetti

Laurent Wauquiez n’a visiblement pas apprécié, au point de limoger Virginie Calmels ce dimanche soir, indique l’AFP. Elle sera remplacée par l'ancien ministre et actuel maire d'Antibes Jean Léonetti.

Cette décision met un terme à deux semaines de conflit ouvert entre le patron des Républicains, élu en décembre, et sa N.2 qui l'avait rejoint lors de sa campagne interne à l'été 2017. Le week-end dernier, Virginie Calmels, représentante de la sensibilité libérale au sein de LR, avait récemment critiqué un tract de LR intitulé «Pour que la France reste la France», distribué le week-end dernier lors d'une opération de mobilisation. Elle avait jugée «anxiogène» et évoqué un «dysfonctionnement» au sommet du parti.

«La dérive continue dans le jeu personnel n'était plus acceptable»

«La dérive continue dans le jeu personnel n'était plus acceptable», a fait valoir dimanche soir une source dans l'entourage de Laurent Wauquiez. Jean Leonetti est nommé vice-président délégué, le titre que détenait Virginie Calmels. Après l'élection de Laurent Wauquiez, il était devenu président du Conseil national, sorte de parlement du parti. Il préside également le Conseil des sensibilités, instance récemment créée par LR.

Dans le camps d'en face, Virginie Calmels a elle aussi reçu quelques soutiens, dont celui d'Alan Juppé, le maire de Bordeaux, dont elle a été la première adjointe.

Un limogeage qui doit obtenir l'approbation du Conseil national du parti

Selon les statuts du parti, le limogeage de Virginie Calmels doit encore recevoir, pour être entérinée, l'approbation du Conseil national. Celui-ci doit se réunir le 30 juin à Menton pour un débat consacré à l'Europe.

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