Marlène Schiappa souhaite bonne fête à son père et revient sur son «clash» avec lui au sujet de Marx

RECUPERATION La secrétaire d’Etat a tweeté une photo d’elle et de son père démentant avoir eu un « clash » avec lui au sujet de Karl Marx il y a deux jours…  

V.V.

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Marlène Schiappa, le 21 mars 2018 sur les marches du palais de l'Elysée.
Marlène Schiappa, le 21 mars 2018 sur les marches du palais de l'Elysée. — VILLARD/SIPA

Impossible de savoir s’ils ont débattu du marxisme au déjeuner. Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Egalité entre les femmes et les hommes, a tweeté ce dimanche matin une photo d’elle et de son père afin de lui souhaiter une bonne fête mais aussi de démentir avoir eu un « clash » avec lui sur les réseaux sociaux il y a deux jours.

Militant trotskiste et spécialiste du révolutionnaire Gracchus Baboeuf, Jean-Marc Schiappa s’était fendu d’un long message critique sur Facebook, vendredi, sa fille ayant cité Karl Marx dans le cadre de la polémique sur la baisse des aides publiques.

Après avoir rectifié une erreur factuelle de la ministre qui pensait citer l’auteur du Capital, son père avait lancé une violente charge contre le gouvernement d’Emmanuel Macron auquel elle appartient et surtout la politique qu’il mène, terminant son propos par « Détruire les aides sociales n’est pas un problème pour ceux (et celles) qui montent leur start-up en bénéficiant des exonérations fiscales, primes diverses de l’État, etc... »

« Les femmes ont le droit d’avoir des idées différentes de leurs pères »

Aussi maligne que médiatique, la secrétaire d’État a profité de l’événement pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. « Au XXIe siècle, les femmes ont le droit d’avoir des idées politiques différentes de leurs pères ou de leurs maris -et vice-versa- sans que cela ne soit interprété comme une « leçon » ou un « clash », n’en déplaise à certains », a-t-elle donc tweeté.

Tout sourire sur la photo avec sa fille, le militant trostkiste n’avait, à 13h, pas répondu à sa fille sur les réseaux sociaux qui, comme à l’accoutumée, se délectent de ce genre de polémique. Gageons qu’il se gardera bien de le faire : les prises de bec politiques suscitent déjà suffisamment le malaise lors des repas de famille pour qu’on doive également les supporter sur les réseaux sociaux…