Anticor demande une enquête sur les comptes de campagne de Macron, Mélenchon, Le Pen et Hamon

GROS SOUS Anticor va demander au parquet de Paris l’ouverture d’une enquête pour vérifier «la probité des comptes» de ces candidats...

20 Minutes avec AFP

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Des panneaux d'affichage public lors de la présidentielle 2017.
Des panneaux d'affichage public lors de la présidentielle 2017. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Les comptes de campagne des candidats à l’élection présidentielle de 2017 ont-ils respecté les règles ?  L’association anticorruption Anticor va demander ce mercredi au parquet de Paris l’ouverture d’une enquête pour vérifier « la probité des comptes » de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

Sur la base des enquêtes récentes de plusieurs médias, l’association pointe d’éventuels délits de « tentatives de détournements de fonds publics », « abus de confiance », « abus de bien sociaux » et violation du principe d’égalité des candidats sanctionné par le code électoral, selon la plainte qui doit être déposée dans la journée.

L’association accuse notamment le leader de la France Insoumise et la présidente de l’ex-FN d’avoir « tenté de détourner de l’argent public au moyen de remboursements par l’Etat de frais de campagne qui n’avaient d’autre but que de servir leur intérêt ou l’intérêt de leurs proches ».

« Prix cassés » et de « ristournes cachées »

Anticor reproche par ailleurs au président « Emmanuel Macron et de manière moins importante à Benoît Hamon d’avoir profité de ristournes, remises, rabais, venant minorer leurs dépenses de campagne », en violation du principe d’égalité entre les candidats que sanctionne le Code électoral. Des rabais qui pourraient être constitutifs d'« abus de biens sociaux » pour les prestataires qui les ont accordés, estime Anticor.

Enfin, l’association demande de vérifier la « responsabilité » des membres de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP). En cause : l’acceptation de frais qui n’auraient pas dû l’être, comme l’a affirmé un rapporteur démissionnaire, et la validation de remises qui constituent, pour Anticor, un financement par des entreprises, ce qui est illégal.

Cette plainte fait suite aux enquêtes de médias, dont Mediapart, Le Monde et Radio France, accusant la campagne de l’actuel président d’avoir bénéficié de « prix cassés » et de « ristournes cachées » de la part de prestataires. Vendredi, une autre association, le Front républicain d’intervention contre la corruption (Fricc), a annoncé son intention de porter plainte, auprès du parquet de Paris, pour « financement illégal de campagne électorale », visant Emmanuel Macron.

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