La Jeanne d’Arc de Jean-Marie Le Pen ne fait plus recette

FRONT NATIONAL La traditionnelle célébration a rassemblé moins de monde que l'an dernier...

D'après agence

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Reprenant le thème fétiche qui avait accompagné la montée du FN dans les années 1980, M. Le Pen a longuement dénoncé l'immigration, "demandant, exigeant, l'immigration-zéro, l'insécurité-zéro, la préférence nationale totale!" Il a notamment dénoncé les "régularisations massives" sur lesquelles vont selon lui déboucher "la grève des +sans-papiers+, c'est à dire des immigrés en situation irrégulière".
Reprenant le thème fétiche qui avait accompagné la montée du FN dans les années 1980, M. Le Pen a longuement dénoncé l'immigration, "demandant, exigeant, l'immigration-zéro, l'insécurité-zéro, la préférence nationale totale!" Il a notamment dénoncé les "régularisations massives" sur lesquelles vont selon lui déboucher "la grève des +sans-papiers+, c'est à dire des immigrés en situation irrégulière". — Pierre Verdy AFP

Selon les estimations de journalistes, quelque 2.000 personnes étaient présentes, moitié moins que l'année dernière, à son habituelle célébration. Le Front national a estimé l'affluence à entre 5.000 et 6.000 personnes, la police dénombrant 1.250 participants. D’ailleurs, le leader frontiste a préféré tenir son discours place des Pyramides à Paris plus petite que place de l’Opéra.

Le Pen n'a fait aucune déclaration à la presse, notamment sur la récente polémique, compris au sein de ses propres troupes, provoquée par ses nouveaux propos sur le «détail» des chambres à gaz.

Déboires
Abordant lors de son discours les déboires électoraux du FN en 2007, Jean-Marie Le Pen a reconnu que «l'épreuve, surtout ses conséquences financières, a été rude», rappelant que le parti avait du mettre en vente son siège historique.

Son bilan de Nicolas Sarkozy
Le leader frontiste a une fois de plus dénoncé en Nicolas Sarkozy un «talentueux prestidigitateur» qui aurait pris les idées du Front national «gravement touché par l'escroquerie qui consistait à lui emprunter son programme pour pouvoir faire l'inverse». «Au bout d'un an de sarkozisme, la France est au bord de la faillite économique, sociale politique et morale,» a-t-il fustigé après avoir égrené une longue litanie de mauvais chiffres économiques et sociaux.

Dénonçant un «pouvoir tricheur», Le Pen a assuré qu’«Aucune des promesses célèbres, solennelles, du candidat Sarkozy n'avait été tenue: ni la réhabilitation de l'identité nationale, ni la maîtrise de l'immigration, ni la baisse des impôts, ni la réforme scolaire et universitaire, ni la réforme des retraites (...)».

Il a notamment dénoncé les «régularisations massives» sur lesquelles vont selon lui déboucher «la grève des sans-papiers, c'est à dire des immigrés en situation irrégulière». «La crise s'approche. Patriotes aux créneaux! C'est de la France qu'il s'agit», a-t-il conclu son discours de près d'une heure, avant d'entonner la Marseillaise.