Laurent Wauquiez n'a pas «l'intention de changer» de cap

POLITIQUE Le président des Républicains faisait notamment référence au tract polémique « Pour que la France reste la France »...

Florence Floux

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Laurent Wauquiez a estimé que l'on souhaite "trop souvent" obtenir la nationalité française "parce qu'on aime le RSA" et "pas parce qu'on aime Victor Hugo".
Laurent Wauquiez a estimé que l'on souhaite "trop souvent" obtenir la nationalité française "parce qu'on aime le RSA" et "pas parce qu'on aime Victor Hugo". — PDN/SIPA

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez n’a pas « l’intention de changer » de stratégie malgré les doutes qui pointent dans le parti, reconnaissant néanmoins que la reconstruction de la droite « prendra du temps ».

« Vous me parliez de la reconstruction de la droite, je suis très lucide là-dessus et très humble parce que je sais que ça prendra du temps », « des années avant que les Français nous fassent à nouveau confiance », a-t-il dit samedi lors d’un point presse, avant une réunion publique à Feurs (Loire) dans le cadre du « Printemps des Républicains ».

« Vous apprendrez à me connaître »

« Mais si vous vous attendez à ce que, face aux premières difficultés, je change de cap, alors, vous apprendrez à me connaître parce que j’ai de la constance et je n’ai pas l’intention de changer », a-t-il conclu.

Plus tôt samedi, Maël de Calan, vice-président du mouvement Libres ! de Valérie Pécresse, associé à LR, avait remis en cause la stratégie de Wauquiez, lui reprochant notamment de s’être « refermé sur un socle de plus en plus dur d’électeurs, de militants et de sympathisants, y compris dans son entourage ».

« Pour que la France reste la France »

« Je vois très bien tous ceux qui, en ce moment, alimentent le jeu des divisions, des petites phrases, des stratégies personnelles, je ne m’y abîmerai pas », a poursuivi Laurent Wauquiez, estimant que le « débat sur l’identité de la France est fondateur ». Il faisait notamment référence au tract polémique « Pour que la France reste la France », distribué ce week-end par ses troupes.

Tiré à 1,5 million d’exemplaires dans le cadre de cette opération « le printemps des Républicains », ce tract a été amplement critiqué jusqu’au sein de la direction du parti. Le président d’Auvergne-Rhône-Alpes a redit à cette occasion qu’il assumait totalement ce slogan : « l’immigration est excessive et a dépassé nos capacités d’intégration », a-t-il dit, en raillant ceux qui « ont des bouffées d’angoisse quand on met sur un document le drapeau tricolore ».