La réforme des institutions contestée par... l'UMP

POLITIQUE Jean-François Copé a déclaré que le texte ne pouvait «pas être adopté en l'état»...

C. F. (avec agence)

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Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a déclaré mercredi à l'AFP que le texte sur la réforme des institutions ne pouvait "pas être adopté en l'état" et devait faire l'objet d'une "contribution majeure du groupe UMP" sur des points "importants".
Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a déclaré mercredi à l'AFP que le texte sur la réforme des institutions ne pouvait "pas être adopté en l'état" et devait faire l'objet d'une "contribution majeure du groupe UMP" sur des points "importants". — Patrick Kovarik AFP/Archives

Si les ministres se tiennent à carreau depuis le rappel à l'ordre de Nicolas Sarkozy, les élus UMP, eux, continuent de faire du grabuge. Après le programme de restructuration des armées, c'est la réforme des institutions qui est dans le collimateur du parti de la majorité.
 
A l'issue d'une réunion d'une trentaine de députés UMP ce mercredi matin, leur patron, Jean-François Copé, a déclaré que cette réforme ne pouvait «pas être adoptée en l'état».
 
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Faute de consensus sur de nombreuses dispositions du texte, deux députés UMP, François Goulard et Hervé Mariton, ont ainsi demandé le report de son examen. «Nous sommes beaucoup à penser que ce n'est pas l'enjeu pour lequel nous sommes attendus aujourd'hui», a déclaré le villepiniste Hervé Mariton à l'AFP. En outre, «nous ne sommes pas prêts» et «cela ne peut pas être traité dans le calendrier proposé par le Président», a-t-il ajouté. D'autant que «sur le fond, nous ne sommes pas d'accord, nous n'avons pas la même lecture. S'agissant du renforcement des pouvoirs du Parlement, le contenu n'y est pas», a ajouté Hervé Mariton.
 
Pour François Goulard, «la sagesse serait de le reporter, chaque article mérite un débat qui n'est pas subalterne et je ne vois pas comment le conclure en qiunze jours». «S'il est conclu rapidement, il y aura énormément des frustrations et des défections», a indiqué le député du Morbihan selon lequel plusieurs députés UMP ont annoncé qu'ils voteraient contre. «Il y a des divergences évidentes», a noté l'ancien ministre de Dominique de Villepin, en citant notamment l'intervention du président de la République devant le Parlement.