Nicolas Dupont-Aignan relaxé pour ses propos sur «l'invasion migratoire» en France

JUSTICE Il était poursuivi pour provocation à la haine ou à la discrimination après un tweet posté en janvier 2017…

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Dupont-Aignan, le 18 janvier 2018 à Paris.
Nicolas Dupont-Aignan, le 18 janvier 2018 à Paris. — Yann Bohac/SIPA

Il a gagné son combat judiciaire. Nicolas Dupont-Aignan, député et président de Debout la France, a été relaxé ce mercredi par le tribunal de Paris pour ses propos évoquant une « invasion migratoire » en France, tenus en janvier 2017 lorsqu’il était candidat à l’élection présidentielle.

Nicolas Dupont-Aignan était poursuivi pour provocation à la haine ou à la discrimination. A l’audience, le parquet de Paris avait requis 5.000 euros d’amende avec sursis contre lui. « Un réquisitoire surréaliste et délirant », selon le prévenu.

« J’ai été sali par de simples poursuites qui ont été médiatisées à l’époque »

En cause, un tweet publié le 17 janvier 2017, dans lequel il écrivait : « En 2016, les socialistes compensent la baisse de natalité par l’invasion migratoire. Le changement de population, c’est maintenant ! » Le parquet avait alors engagé des poursuites après un signalement de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).

Le tribunal n’a pas retenu le motif de l’immunité parlementaire invoqué par les avocats du député de l’Essonne, mais l’a toutefois relaxé sur le fond. « C’était très important pour moi, parce que j’ai été sali par de simples poursuites qui ont été médiatisées à l’époque » a déclaré lors d’un point presse à l’Assemblée nationale Nicolas Dupont-Aignan. « Ce n’est pas être haineux que de dire simplement qu’il y a un problème migratoire en France ».

Dupont-Aignan a cependant dénoncé une justice à « deux poids deux mesures »

Saluant une décision « raisonnable » des juges, le président de Debout La France a cependant dénoncé une justice à « deux poids deux mesures », et notamment un « parquet politisé, au service du gouvernement, qui voulait abattre un opposant politique ».

Le député de l’Essonne a tenu à souligner la différence de traitement entre le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui avait employé le terme de « submersion migratoire » et son propre cas. « Gérard Collomb n’a pas été traduit devant le parquet de Paris », rappelait-il, alors que « j’ai été traîné comme un malpropre devant le tribunal ».