Lyon: Le maire bien décidé à lutter contre la «gangrène» de l'extrême droite

POLITIQUE Plusieurs groupuscules d'extrême droite se sont implantés dans le Vieux-Lyon...

C.G. avec AFP

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Le Bastion social est né de l'ouverture de ce squat destiné aux ''Français de souche'' dans le centre de Lyon, fin mai 2017.
Le Bastion social est né de l'ouverture de ce squat destiné aux ''Français de souche'' dans le centre de Lyon, fin mai 2017. — Illustration compte Twitter - GUD Lyon.
  • Interrogé en conseil municipal, le maire de Lyon a parlé de sa « détermination totale » à « lutter contre la gangrène de l’extrême droite ».
  • Plusieurs groupuscules sont implantés dans le Vieux-Lyon.
  • Marion Maréchal va ouvrir une école de sciences politiques à la rentrée à Lyon.

Une attitude qui tranche avec celle de son prédécesseur. Si Gérard Collomb n’avait jamais franchement réagi face aux débordements de groupuscules d’extrême droite, implantés au cœur du Vieux-Lyon, Georges Képénékian, le maire de Lyon, a tapé du poing sur la table.

Lundi après-midi lors du conseil municipal, l’élu a affiché sa détermination « totale » à lutter contre « la gangrène » de l’extrême droite qui s’installe dans sa ville. Une question sur laquelle il avait été interpellé par une élue.

Le Bastion social dans le viseur

« Nous aurons l’occasion de vous informer des dispositifs que nous mettons en place pour lutter contre cette gangrène qui s’installe à bas bruit, enfin, de moins en moins à bas bruit », a poursuivi Georges Képénékian, selon le procès-verbal du conseil municipal dont l’AFP a obtenu copie mardi.

Le maire faisait notamment référence au «Bastion social», créé au printemps 2017 par des membres du Groupe Union Défense (GUD), syndicat étudiant d’extrême droite. Cette organisation a ouvert en janvier un local associatif sur les quais de la Saône dans le Ve arrondissement. Initiative qui vaut à la ville d’être taxée par certains de « capitale de l’extrême droite ».

Marion Maréchal ouvre une école à Lyon

Samedi, un millier de personnes selon les organisateurs – 650 selon la police – ont défilé dans les rues de Lyon derrière la banderole « Pas de social avec le Bastion ». Cette manifestation contre les identitaires était commune à d’autres villes comme Strasbourg ou Marseille.

« Nous avons vraiment conscience de tout cela, sans parler de l’installation d’une université à Lyon [le futur institut de sciences politiques de Marion Maréchal, ndlr] qui je pense, est ce qui attire le regard aussi d’un certain nombre de journalistes », a poursuivi Georges Képénékian.