VIDEO. Pour «garder le droit de manifester», les militants doivent «s'opposer» aux Black Blocs, estime Gérard Collomb

JUSTICE Le ministre de l’Intérieur a notamment appelé les manifestants à « ne pas être complices de ce qui se passe par leur passivité »…

H. B.

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Gérard Collomb lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Gérard Collomb lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. — JACQUES DEMARTHON / AFP

La sortie du ministre de l’Intérieur a suscité un véritable tollé sur les réseaux sociaux. Evoquant le rassemblement «Marée populaire» qui s’est déroulé samedi sans heurts majeurs, Gérard Collomb a estimé que les manifestants pouvaient, « par leur passivité », être complices des Black Blocs.

« Il faut que les personnes qui veulent exprimer leur opinion puissent s’opposer aux casseurs », a déclaré Gérard Collomb au micro de BFMTV, appelant les manifestants à « ne pas être complices de ce qui se passe par leur passivité ».

« Mettre les casseurs hors d’état de nuire, c’est le travail des forces de l’ordre »

« Ce qui est étonnant c’est que des Black Blocs puissent intervenir au milieu d’une foule qui finalement ne réagit pas. Si on veut garder, demain, le droit de manifester, qui est une liberté fondamentale, il faut que les personnes qui veulent exprimer leur opinion puissent aussi s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être, d’un certain point de vue, complices de ce qui se passe », a ajouté le ministre de l’Intérieur.

 

Des déclarations qui ont mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux. De nombreux élus de la France insoumise et du PCF notamment ont tenu à lui répondre, expliquant que « mettre les casseurs hors d’état de nuire, c’est le travail des forces de l’ordre ».

« Des propos scandaleux » selon Benoît Hamon

Benoît Hamon, ancien candidat socialiste à la présidentielle, a aussi jugé « scandaleux » que le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb mette sur le compte des manifestants « le fait qu’il y ait des violences », que « même les CRS ont parfois du mal à canaliser ». « La police doit protéger les manifestants au lieu de nous faire porter la responsabilité du comportement de quelques-uns, ultra-violents », a expliqué sur BFMTV le fondateur du mouvement Génération.s.