Selon Philippe Martinez, Macron «devrait regarder par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie»

PETIT CONSEIL La CGT participe samedi à la « marée populaire », mouvement lancé par une soixantaine de syndicats...

L.Be. avec AFP

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Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le 22 juin 2016 à Paris
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le 22 juin 2016 à Paris — MATTHIEU ALEXANDRE AFP

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a estimé samedi sur France Inter que le président de la République « devrait regarder par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie » car Emmanuel Macron « a du mal à entendre le mécontentement social ».

La CGT participe samedi à la « marée populaire », mouvement lancé par une soixantaine de syndicats, partis politiques et associations, pour protester contre la politique d’Emmanuel Macron, qui a répondu par avance que « ça ne l’arrêtera pas ».

« On fait des cadeaux aux très riches »

« Ce n’est pas la première fois que le président de la République a ce genre de remarque, il a du mal à entendre le mécontentement social qui existe dans ce pays », a-t-il lancé quelques heures avant le lancement des défilés à Paris et en province. « Il faudrait que de temps en temps, il regarde par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie ! », a-t-il ajouté.

Philippe Martinez critique la politique de l’exécutif : « On fait des cadeaux aux très riches, on invite à l’Elysée des PDG d’entreprises qui ne paient pas leurs impôts et à côté de ça, on gèle les salaires des fonctionnaires, on applique la CSG aux retraités etc. »

« Ecouter les gens ne veut pas dire être la girouette de l’opinion »

Interrogé sur les propos d’Emmanuel Macron qui a dit vendredi qu'« écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique », Philippe Martinez a répondu : « Un président de la République ce n’est pas une girouette, il faut écouter. Quel que soit le score qu’on obtient aux élections il y a besoin d’avoir au moins une oreille, une oreille, sur la réalité et le vécu des citoyens dans ce pays », a-t-il dit.

Sur le fait que le gouvernement ne cédera pas, Philippe Martinez a rétorqué : « D’autres l’ont dit avant lui », citant « Juppé », « une référence pour le Premier ministre », Edouard Philippe étant proche de l’ancien Premier ministre et actuel maire de Bordeaux.