A Toulouse, Elisabeth Borne prêche la (bonne) parole gouvernementale

UN AN DE PRESIDENCE MACRON Comme une bonne partie du gouvernement, la ministre des Transports a participé ce jeudi à une rencontre à l’occasion du premier anniversaire du gouvernement Philippe…

Beatrice Colin

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Elisabeth Borne, à Toulouse le 17 mai, lors de la rencontre avec les citoyens pour les un an du gouvernement.
Elisabeth Borne, à Toulouse le 17 mai, lors de la rencontre avec les citoyens pour les un an du gouvernement. — C. Sméat / 20 Minutes
  • Pour le premier anniversaire du gouvernement Philippe, les ministres sont allés à la rencontre des Français ce jeudi.
  • La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a tenu une réunion publique à Toulouse en fin de journée.
  • Réforme SNCF, vélo, sécurité dans les quartiers… Les questions étaient multiples et les réponses parfois vagues.

Sous les ors de la préfecture de la Haute-Garonne, la ministre des Transports, Elisabeth Borne est venue faire le service après-vente de la politique menée depuis un an par le gouvernement.

Dans la salle, une centaine de « citoyens », parmi lesquels beaucoup d’invités mais aussi de militants de la République en Marche.

Pas l’ombre d’un cheminot, dont la manifestation se déroulait pourtant à quelques encablures de là, sous surveillance policière.

Une réforme de la SNCF qu’elle n’a pas éludée et sur laquelle le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR), l’a exhorté « à tenir bon ». Lorsque Pascale, une usagère du réseau ferroviaire lui demande si l’objectif du gouvernement est de réduire les services publics, elle assure qu’elle veut au contraire « redonner le sens des missions et un cap aux agents, l’objectif est d’avoir à la fin plus de services publics ».

Réforme SNCF, OGM…

Grève chez Air France, filière OGM, statut des fonctionnaires, retraités, hospitaliers en souffrance ou encore les déplacements dans l’agglomération toulousaine. Les questions fusent, souvent policées. Appliquée, Elisabeth Borne les note, demande à l’occasion des dossiers pour « les faire passer à ses collègues » lorsqu’elle n’a pas de réponses.

Si sur son secteur de prédilection, elle répond en déroulant les actions qu’elle a déjà menées ou celles qu’elle compte prendre comme la mise en place d’un plan national vélo, dans les autres cas elle assure surtout que le gouvernement est attentif. Et elle renvoie parfois la balle sur les collectivités.

Interrogée sur la sécurité et les dealers dans le quartier sensible du Mirail par une bénévole d’association, elle se contente de lui rappeler que « le gouvernement a bien conscience de l’enjeu majeur de ses quartiers ». Au bout d’1 h 30 d’échanges, sans accroc, pas d’annonces tonitruantes, ni de solutions données concrètes aux citoyens. Le but était surtout de répandre la bonne parole gouvernementale.