Dans le Morbihan, Benjamin Griveaux assure le service après-vente de la présidence Macron

UN AN DE PRESIDENCE MACRON Le porte-parole du gouvernement a tenu une réunion publique ce jeudi soir à Hennebont dans le Morbihan…

Jérôme Gicquel

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Plus de 200 personnes ont assisté à la réunion publique de Benjamin Griveaux ce jeudi soir à Hennebont (Morbihan).
Plus de 200 personnes ont assisté à la réunion publique de Benjamin Griveaux ce jeudi soir à Hennebont (Morbihan). — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Pour le premier anniversaire du gouvernement Philippe, les ministres sont allés à la rencontre des Français ce jeudi.
  • Porte-parole du Gouvernement, Benjamin Griveaux a tenu une réunion publique à Hennebont (Morbihan) en fin de journée.
  • En Bretagne, région très agricole, il a notamment été question des états généraux de l’alimentation.

Expliquer les réformes, aller à la rencontre des habitants et pourquoi pas tenter de convaincre. Ce jeudi, les membres du gouvernement ont pris leur bâton de pèlerin pour sillonner la France, un an tout juste après leur nomination. A l’initiative de cette série de réunions publiques, Benjamin Griveaux, déjà rodé à cet exercice de communication. Pour son neuvième déplacement, le porte-parole du gouvernement, avait choisi Hennebont près de Lorient (Morbihan), un bastion socialiste tombé dans l’escarcelle de la République en marche lors des dernières législatives.

Face au porte-parole, plus de 200 personnes sont rassemblées dans la grande salle de l’espace socioculturel ce jeudi en fin de journée. Parmi eux, beaucoup d’élus locaux et de sympathisants. Trop d’ailleurs pour Pierre, resté à la porte faute de places. « Cela se veut un débat public mais ils ne vont rester qu’entre eux. J’avais pourtant plein de choses à lui dire », grogne-t-il. Une centaine de manifestants ont également été tenus à l’écart de la réunion par les forces de l’ordre, notamment des militants CGT Territoriaux.

Le monde agricole fait part de ses craintes

Vers 19h, Benjamin Griveaux tombe la veste et peut démarrer sa leçon de pédagogie. Aussitôt, les questions fusent dans le public. En terre bretonne, première région agricole française, le projet de loi issu des États généraux de l’alimentation, qui doit être débattu dans les prochains jours, interroge. « On a l’impression que le projet est porté par le ministre de l’Écologie et non par celui de l’agriculture. L’alimentation française est quand même de qualité, donc attention à ne pas rajouter de nouvelles normes », met en garde Franck Guéhénnec, producteur de lait et président de la FDSEA du Morbihan. « Sinon, de nombreuses exploitations vont encore disparaître », ajoute-t-il, sous les applaudissements du public.

« Cette loi ne se fera pas au détriment des agriculteurs. Il y a le volet alimentation et santé mais aussi la question de la création de la valeur et sa répartition. Il faut que les agriculteurs soient rémunérés au juste prix », lance le porte-parole du gouvernement, sans vraiment rassurer son interlocuteur.

« Pas l’intention de ralentir le rythme »

Une élue enchaîne avec une question sur la suppression de la taxe d’habitation, qui pourrait toutefois être maintenue pour les résidences secondaires, très nombreuses sur le littoral morbihannais. « Rien n’est arbitré », assure Benjamin Griveaux.

Benjamin Griveaux déroule ensuite la feuille de route du gouvernement, enchaînant tel un équilibriste les réponses sur des sujets aussi divers que la réforme de l’université, la situation des personnes âgées ou le suicide des policiers. « C’est la première année du quinquennat, nous avançons et nous n’avons pas l’intention de ralentir le rythme », prévient-il.

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