Nicolas Dupont-Aignan veut envoyer les djihadistes condamnés dans un «bagne» aux îles Kerguelen

POLEMIQUE «Qu'on arrête de faire revenir des djidahistes en France qui sont des bombes volantes pour les années futures», a tonné le patron de Debout la France ce dimanche...

20 Minutes avec AFP

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Dupont-Aignan à l'Assemblée nationale en juin 2017
Dupont-Aignan à l'Assemblée nationale en juin 2017 — CHAMUSSY / WITT/SIPA

Il récidiveNicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a défendu dimanche l'idée d'un «bagne démocratique» aux îles Kerguelen pour les jihadistes condamnés, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. «Quelqu'un qui a participé à des actes terroristes, qui a tué sur le sol français, une fois qu'il est condamné, il faut l'éloigner», a indiqué le dirigeant, citant l'archipel des Kerguelen dans les Terres australes et antarctiques françaises.

«Un Guantanamo contrôlé»

«Ce que j'ai toujours proposé, c'est un Guantanamo contrôlé», a ajouté Nicolas Dupont-Aignan en référence à la prison américaine controversée, «sans tomber dans l'excès de Guantanamo où il n'y pas de contrôle judiciaire», il faut «rétablir un bagne démocratique». «Quand on a été condamné pour terrorisme, on doit purger une peine loin du territoire métropolitain. Il faut qu'il y ait, à partir du moment où on ne rétablit pas la peine de mort dans notre pays, une sanction définitive et exemplaire», a ajouté le député, affirmant être «contre la peine de mort».

A propos des djihadistes français en Irak, le président de DLF a affirmé : «Quand je vois que la ministre de la Justice Nicole Belloubet est inquiète pour les terroristes qui sont en Irak et risquent d'être condamnés à mort et qu'elle veut les faire revenir en France et les juger en France, je me dis "on marche sur la tête"». «Qu'on arrête de faire revenir des djidahistes en France qui sont des bombes volantes pour les années futures», a-t-il dit, y compris les enfants : «Je ne vois pas pourquoi les enfants de djidahistes reviendraient en France. Nous n'avons pas à accepter le retour de familles qui se sont mises hors de la communauté nationale», a-t-il ajouté.

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