Un an après, Marine Le Pen estime qu'elle n'a pas à «rougir du fond» du débat contre Emmanuel Macron

ELECTION La présidente du FN a concédé des erreurs sur la forme...

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen et Emmanuel Macron avant le débat, le 3 mai 2017.
Marine Le Pen et Emmanuel Macron avant le débat, le 3 mai 2017. — CHAMUSSY/SIPA

La finaliste de la présidentielle Marine Le Pen a estimé jeudi qu'elle n'avait pas « à rougir du fond » du débat de l'entre deux tours, il y a un an jour pour jour, face à Emmanuel Macron. « Au-delà de la forme sur laquelle je peux concéder qu'il y ait eu des erreurs sur la stratégie, il faut quand même regarder le fond de ce débat. Je n'ai pas à rougir du fond », a déclaré sur LCI la présidente du Front national.

« A posteriori, un an après, on s'aperçoit que tout ce que j'avais prévu, prédit, est en réalité en train d'arriver. Le Emmanuel Macron que j'ai souhaité révéler dans le cadre de ce débat est le vrai Emmanuel Macron, celui que les Français ont découvert au fur et à mesure des mois », a-t-elle plaidé, déplorant « une forme d'outrance dans l'analyse de ce débat ».

Laurent Wauquiez « coincé entre le marteau et l'enclume »

Interrogée pour savoir si elle s'était demandée si elle était « finie » après ce débat, la députée du Pas-de-Calais a répondu qu'elle ne s'était « pas posée ce type de question ».« Je n'ai aucune inquiétude pour moi-même parce que je n'ai pas une vision personnelle du combat politique. Je me bats pour des idées et par conséquent je suis là où il apparaît que je suis utile », a fait valoir Marine Le Pen.

A propos du président des Républicains Laurent Wauquiez, elle a encore dénoncé son « insincérité », estimant qu'il était « coincé entre le marteau et l'enclume » parce qu'il « dit la même chose que nous mais il ne vote pas la même chose que ce qu'il dit ». Marine Le Pen, qui a été longtemps eurodéputée, a redit qu'elle ne « serait pas candidate » aux élections européennes l'an prochain.

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