Une deuxième journée de solidarité non payée pour financer la dépendance?

SANTE L’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes impose de trouver « un nouveau financement » affirme Agnès Buzyn…

20 Minutes avec AFP

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La ministre de la santé Agnès Buzyn a révélé avoir été victime de comportements déplacés dans le cadre de son travail.
La ministre de la santé Agnès Buzyn a révélé avoir été victime de comportements déplacés dans le cadre de son travail. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Comment financer à l’avenir la prise en charge des personnes âgées dépendantes ? Assurances privées, sécurité sociale ou jour férié travaillé : « nous avons plusieurs pistes », a indiqué jeudi la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

L’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes impose de trouver « un nouveau financement » et « nous avons plusieurs pistes », a-t-elle déclaré sur RMC et BFMTV.

« On pourrait imaginer avoir deux lundis de Pentecôte travaillés »

« Les pistes, ce sont évidemment les assurances privées. Il y a aujourd’hui des gens qui ont envie de vendre ce type de modèle », mais « je ne suis pas trop favorable au modèle assurantiel », a précisé Agnès Buzyn.

Elle a aussi suggéré « des pistes via l’Ondam », c’est-à-dire les dépenses d’assurance maladie, qui consisteraient à « mélanger la partie dépendance et la partie soins dans une seule enveloppe », au lieu des « enveloppes séparées » financées respectivement par les départements et la Sécurité sociale.

La ministre a enfin rappelé que l’ancien Premier ministre « Jean-Pierre Raffarin avait inventé la journée de solidarité active, le lundi de Pentecôte » et qu'« on pourrait imaginer avoir deux lundis de Pentecôte travaillés », ajoutant qu’elle n’avait « pas envie de donner (son) opinion » sur cette option.

Un problème « aigu »

« Je souhaiterais qu’il y ait un débat sociétal, avec notamment les élus », a-t-elle poursuivi, affirmant qu’elle entendait « proposer une solution d’ici la fin de l’année ».

Par ailleurs, Agnès Buzyn a assuré être « en train de régler » le « problème aigu » lié à la réforme de la tarification des Ehpad (établissements d’hébergements pour personnes âges dépendantes). « Nous sommes en train de trouver une solution pour qu’il n’y ait aucun Ehpad perdant avec la nouvelle tarification », a-t-elle affirmé.

« Pendant deux ans, nous allons neutraliser les effets de la réforme, ce qui nous laisse le temps de réfléchir à l’avenir », a-t-elle précisé, soulignant que « c’est en fait le financement des départements sur la partie dépendance qui posait problème ».

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