SNCF: L'Etat envisage de «reprendre progressivement la dette» de l'entreprise

ECONOMIE « Nous pensons que c’est une proposition juste et responsable », a déclaré Bruno Le Maire...

20 Minutes avec AFP

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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire — LUDOVIC MARIN / AFP

L’Etat pourrait faire « un geste très important » et « reprendre progressivement la dette de la SNCF » à condition que les cheminots acceptent la réforme du gouvernement, a confirmé ce jeudi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

« S’il y a un accord sur la transformation de la SNCF, que la SNCF fait sa mue, devient plus compétitive et cesse d’être systématiquement déficitaire comme c’est le cas actuellement, l’État est prêt à faire un effort. A savoir, reprendre progressivement la dette de la SNCF », a expliqué Bruno Le Maire à Europe 1.

« Une proposition juste et responsable »

« Nous pensons que c’est une proposition juste et responsable », a ajouté le ministre, qui s’était jusque-là refusé - comme l’ensemble du gouvernement - à +- évoquer aussi nettement une reprise par l’Etat de cette dette faramineuse.

« D’un côté, les cheminots font un effort, ils permettent à la SNCF de rentrer dans la concurrence et d’instaurer la polyvalence des métiers (…) et ainsi que la SNCF ne perde pas 3 milliards d’euros par an. De l’autre côté, l’État fait un geste très important en reprenant progressivement cette dette qui empêche la SNCF de se développer. »

Ces propos font écho à ceux tenus jeudi midi par Emmanuel Macron, qui a pour la première fois mentionné la possibilité de voir l’Etat reprendre, à ses frais, une partie des 47 milliards d’euros de dette de SNCF Réseaux.

La dette reprise « progressivement »

La dette « sera pour partie progressivement reprise, à mesure que ces réformes se font », a déclaré le président de la République, invité du journal de TF1.

« Il faudra regarder les modalités techniques, mais à partir du moment où (la SNCF) deviendra une société telle que je l’ai définie à capitaux publics, elle ne peut pas porter 50 milliards de dettes. Donc l’État va dès le début en reprendre une partie », a-t-il ajouté.

Pour les syndicats, cette reprise doit être un préalable à toute réforme. Le gouvernement, qui se contentait jusqu’à présent de dire qu’il « prendrait ses responsabilités » sur cette question, estimait de son côté qu’elle ne pourrait intervenir que dans un second temps, une fois la réforme mise en œuvre, afin que la dette ne se reconstitue pas.

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