Notre-Dame-des-Landes: Deux députés LREM appellent à «une pause» dans l'évacuation

POLITIQUE Leur communiqué appelle à stopper la « spirale de violences » et « protéger » l’ensemble des personnes sur le site...

20 Minutes avec AFP
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Des heurts ont éclaté entre zadistes et gendarmes, à Notre-Dame-des-Landes, le 10 avril 2018.
Des heurts ont éclaté entre zadistes et gendarmes, à Notre-Dame-des-Landes, le 10 avril 2018. — LOIC VENANCE / AFP

Deux députés LREM réclament « une pause » dans l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour stopper la « spirale de violences » et « protéger » l’ensemble des personnes sur le site.


Dans un communiqué publié ce mercredi, le député du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin, proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, « appelle l’Etat à une pause (…) afin de permettre l’arrêt des affrontements en cours et la reprise du dialogue pour la régularisation des situations de ceux qui veulent participer au grand projet agricole de NDDL ».

Protéger les personnes sur place

« La multiplication des blessés des deux côtés et la spirale de violences montrent l’urgence à apaiser la situation. Aujourd’hui, l’opération telle qu’elle se déroule fait courir trop de risques à nos gendarmes et à ceux, non violents, qui tentent de construire l’avenir de ces territoires », a-t-il estimé.


« Une telle pause permettrait de protéger l’ensemble des personnes sur place, et en premier lieu les gendarmes face à l’afflux de personnes ultraviolentes sur le site », a expliqué le député du Maine-et-Loire, appelant chacun à « la responsabilité ».

« Il ne faudrait pas qu’un homme, une femme tombe »

L’opération doit selon lui être « recentrée sur ce pour quoi elle a commencé : rendre à la circulation la D281 et nettoyer ses abords ». Matthieu Orphelin rappelle en outre que « ceux qui veulent déposer un projet agricole doivent le faire ». Mardi soir, le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert a demandé s’il n’était « pas temps de faire une pause dans l’opération ».


« Il ne faudrait pas qu’un homme, une femme tombe », a-t-il déclaré sur franceinfo. « Certains sont déterminés, je ne les cautionne absolument pas, mais à la fin, ça peut être un gendarme qui tombe, un journaliste… », a-t-il ajouté, soulignant que tout le monde « a en tête le drame de Sivens et de Rémi Fraisse ». « Arrêtons-nous ! », a-t-il lancé : « A chaque fois que la force est trop importante, le drame arrive trop vite ».

Vingt-huit gendarmes et une vingtaines d'opposants blessés

Au troisième jour des expulsions sur cette ZAD, la confrontation se poursuit entre gendarmes mobiles et zadistes retranchés derrière des barricades, tandis que les opposants historiques, choqués par l’ampleur des destructions, battent le rappel de leurs soutiens.


Mardi, les heurts avaient été plus violents que la veille, avec 28 gendarmes blessés dont 10 retournés sur le terrain, selon un dernier bilan officiel. Selon le bilan mercredi matin de l’équipe médicale des zadistes, une vingtaine d’opposants ont été blessés, dont un a été hospitalisé, après une trentaine mardi, dont deux hospitalisés.