L’interview de Macron au JT de Pernaut jeudi sur TF1 va être délocalisée dans l’Orne

MEDIAS Le président de la République viendra expliquer ses réformes aux Français dans un entretien d’une heure le jeudi 12 avril…

H. B.

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Emmanuel Macron, le 5 avril 2018.
Emmanuel Macron, le 5 avril 2018. — Christophe Ena-POOL/SIPA

C’est une première. Emmanuel Macron sera l’invité jeudi 12 avril du journal de 13H de Jean-Pierre Pernaut sur TF1 pour un grand entretien en direct qui sera délocalisé en région. « Le journal de TF1 va être délocalisé dans la petite commune de Berd’huis » dans l'Orne, a précisé ce dimanche au HuffPost une source proche du dossier.

Cette information n’a pas été confirmée par l’entourage du président de la République, ni par la chaîne TF1.

« L’Orne, c’est un département sinistré de toutes parts »

« L’Orne, c’est un département sinistré de toutes parts : on a la crise agricole, les réseaux ferrés dégueulasses, les inconvénients de la proximité parisienne, les zones blanches du réseau mobile​, sans parler de la démographie vieillissante », a ajouté cette même source.

Durant cette émission spéciale d’une heure, Jean-Pierre Pernaut interrogera le chef de l’Etat sous une forme inédite, puisque « cette interview sera enrichie de courts sujets et de reportages et témoignages, via lesquels des Français pourront interpeller ou s’adresser au chef de l’Etat », a déclaré Thierry Thuillier, le directeur de l’information du groupe TF1.

Les sujets abordés seront nombreux, avec une partie consacrée à l’actualité économique et sociale. « Ce sera la première fois que le président s’exprimera dans une interview sur les mouvements sociaux en cours à la SNCF, chez les étudiants », a ajouté Thierry Thuillier. Au-delà de ce « malaise social », Jean-Pierre Pernaut abordera des questions comme « la fracture sociale et territoriale en matière de santé et d’hôpitaux, la désertification dans certaines régions, les retraités et le pouvoir d’achat (CSG, taxe d’habitation…), la limitation de vitesse à 80 km/h, la sécurité et le terrorisme », a précisé le directeur de l’information du groupe TF1.