Cinq députés de la France insoumise «menacés de mort» par des groupes d'extrême droite, affirme Mélenchon

MENACES Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « les dangers de violence et de meurtres » que représentent ces groupuscules...

H. B. avec AFP

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Le patron des Insoumis Jean-Luc Mélenchon à Marseille.
Le patron des Insoumis Jean-Luc Mélenchon à Marseille. — B. Horvat / AFP

« Nous avons un problème dans notre pays, je vous mets en garde tous ». Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ce dimanche la « recrudescence » de  l’extrême droite en France. « Un extrémisme d’extrême droite extrêmement violent, dans toutes sortes de villes, qui va jusqu’à des tentatives d’assassinat », a déclaré le leader de la France insoumise (LFI) lors du Grand rendez-vous Europe 1/CNEWS/Les Echos.

Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « les dangers de violence et de meurtres » que représentent ces groupuscules. « Mon avocat et moi demandons qu’on prenne au sérieux ces menaces », a-t-il insisté, révélant que sur les 17 députés de la France Insoumise, « cinq font l’objet de menaces de mort ».

« J’ai demandé à être protégé » car « j’avais reçu à Marseille des menaces de mort »

Le député LFI des Bouches-du-Rhône a récemment demandé que le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb soit entendu dans l’enquête sur un projet d’attentat d’ultra-droite où il a été cité comme cible potentielle. « Je me suis porté partie civile dans cette affaire. J’ai appris en octobre dernier qu’un groupe de gens avait l’intention de me tuer, ainsi que (le secrétaire d’Etat) Christophe Castaner ».

Or pendant la campagne législative de juin 2017, « j’ai demandé à être protégé » car « j’avais reçu à Marseille des menaces de mort. On me l’a refusé, et puis après je découvre que le 28 mai, ils ont arrêté ce personnage (…) Quatre mois plus tard ils en arrêtent neuf autres qui étaient toujours en action pendant ces quatre mois ». « Ni moi, ni Castaner n’avons été prévenus de rien », a raconté Jean-Luc Mélenchon.

>> A lire aussi : Visé par des menaces de mort, Jean-Luc Mélenchon demande des explications à Gérard Collomb

Un ancien militant du groupuscule royaliste Action Française en Provence, Alexandre Nisin, a été mis en examen début juillet pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Huit autres suspects ont été mis en examen, soupçonnés d’appartenir à son réseau.