Toulouse: Pierre Cohen, quitte le parti socialiste pour rejoindre Génération.s de Benoît Hamon

POLITIQUE L'ancien maire de Toulouse et une vingtaine d'autres militants quittent le PS pour rejoindre le mouvement Génération.s... 

Béatrice Colin

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Pierre Cohen, maire de Toulouse de 2008 à 2014, quitte le PS.
Pierre Cohen, maire de Toulouse de 2008 à 2014, quitte le PS. — F. Scheiber / SIPA

Ce n’était un secret pour personne. Restait à connaître la date. Pierre Cohen, le maire de Toulouse de 2008 à 2014, a officiellement quitté ce mercredi le parti socialiste pour rejoindre le mouvement de Benoît Hamon… dont il était déjà un des responsables du pôle Démocratie.

Dans une lettre ouverte intitulée « Pour créer les conditions du rassemblement des forces de gauche », une vingtaine de signataires toulousains expliquent les raisons de leur choix.

Pour eux, le PS, « mais surtout le quinquennat de François Hollande, ont généré une confusion entre les valeurs de gauche et de droite ». Et la nouvelle direction du PS ne les a pas transcendés au point de changer leur décision.

Pas question de ne plus présider le groupe d’opposition municipale

Dès la primaire socialiste, le choix de l’ancien maire de Toulouse s’était porté sur la candidature de Benoît Hamon. « Pour nous, il est urgent de créer une force de gauche de gouvernement, en opposition résolue au libéralisme dévastateur des services publics, des acquis sociaux, des protections qui offrent une dignité aux plus délaissés », plaident les signataires, parmi lesquels l’élue d’opposition Isabelle Hardy mais aussi le patron de la salle de concerts du Bikini, Hervé Sansonetto.

Pour autant, si la rupture avec le PS au niveau national est affichée, pour l’heure pas question pour Pierre Cohen de se séparer de ses anciens colistiers toulousains dont il préside toujours le groupe d’opposition au conseil municipal. À moins que le PS l’entende autrement.

Il faut dire que parmi neuf membres de ce groupe, quatre ne sont désormais plus affiliés au PS, quatre le sont toujours et une élue est une ex-PRG.

« Entre nous il n’y a pas de divergences fondamentales sur ce qu’on a pu faire et sur notre convergence contre la politique de Jean-Luc Moudenc », assure l’ancien maire.

Rassembler les forces de gauche, aux municipales aussi

Il prône donc plutôt la convergence des forces de gauche entre Génération. s, socialistes, écologistes ou encore communistes, sans en truster le leadership assure-t-il.

Les municipales de 2020 sont bien en ligne de mire, mais pour l’heure impossible de savoir qui partira avec qui et derrière qui. Les Européennes​ auront avant permis de savoir si les Insoumis ont toujours autant de soutiens dans la Ville rose.

« Aujourd’hui on est incapable de dire qu’elle sera le profil capable de mener les forces de gauche. Il faut être humble, travailler et construire du fond », assure Pierre Cohen.