Couac à la frontière italienne: Darmanin regrette un «incident malheureux»

DOUANES Le parquet de Turin a ouvert une enquête sur la présence de douaniers français dans un local utilisé par une ONG à la gare de Bardonecchia, une commune frontalière italienne…

20 Minutes avec AFP

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Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, à l'Assemblée nationale le 21 mars 2018.
Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, à l'Assemblée nationale le 21 mars 2018. — PDN/SIPA

« Je suis désolé pour le malentendu. » Le couac frontalier entre la France et l'Italie à Bardonecchia, dans les Alpes, est un « incident malheureux » que la France regrette, a affirmé ce mercredi le ministre français des Comptes publics, Gérald Darmanin, dans un entretien accordé au Corriere della Sera.

« Il n’a jamais été question d’attenter d’une quelconque façon à [la] souveraineté [de l’Italie]. Je regrette que cet incident ait pu être vécu ainsi », déclare le ministre, attendu mi-avril en Italie pour « assurer la poursuite de la coopération transfrontalière » entre les deux pays, interrompue depuis cet incident.

Le directeur des douanes françaises va s’expliquer

Le directeur des douanes françaises est attendu « dès cette semaine » en Italie pour donner des explications aux autorités de la péninsule, précise Gérald Darmanin dans cet entretien. « Il s’agit d’un incident malheureux, né d’un malentendu entre les douaniers français et les chemins de fer italiens », assure-t-il encore.

L’ONG Rainbow4Africa, qui accueille depuis décembre des migrants en transit vers la France dans un local de la gare de Bardonecchia, s’est plainte de « l’irruption » vendredi soir de douaniers français qui souhaitaient soumettre un Nigérian à un test urinaire. Le parquet de Turin a ouvert une enquête.

« Les douaniers français ont fait leur travail »

Le ministère italien des Affaires étrangères a alors convoqué samedi l’ambassadeur de France à Rome, Christian Masset, et dénoncé « un acte grave », « totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers ».

« Je crois que les douaniers français ont fait leur travail d’une façon rigoureuse, respectueuse du droit et de notre cadre de coopération », a en revanche jugé Gérald Darmanin.