Jean-Luc Mélenchon a rejoint la manifestation des cheminots au sein d'une délégation de la France insoumise, dont les députés Alexis Corbière, Danièle Obono ou Éric Coquerel.
Jean-Luc Mélenchon a rejoint la manifestation des cheminots au sein d'une délégation de la France insoumise, dont les députés Alexis Corbière, Danièle Obono ou Éric Coquerel. — Alfonso Jimenez

MANIFESTATION

VIDEO. Grève à la SNCF: «Vous les journalistes, vous faites un travail de merde», s'énerve Mélenchon

Le patron de la France insoumise s’est livré à une nouvelle diatribe contre les journalistes…

Il a récidivé. Jean-Luc Mélenchon, présent mardi après-midi au rassemblement pour la défense des cheminots à Paris, s’en est  à nouveau pris à ce qu’il appelle « les médias ». Le patron de la France insoumise (LFI) s’est en effet livré à une nouvelle diatribe contre les journalistes.

Interrogé par un journaliste de France 5 au sujet des « Français qui ont été désemparés dans les gares (et) ne comprennent pas les grèves », le leader de la France insoumise a froidement répliqué : « Eh bien allez leur expliquer au lieu de faire votre sale boulot de pilonnage contre les grévistes. C’est vous,  les médias, qui faites un travail de merde. Vous salissez les grévistes, vous les insultez », a-t-il lancé.

Hué et insulté par des manifestants

« Vous ne me demandez pas : "Est-ce que le train va mieux marcher quand il sera privé ? Est-ce que le statut doit être modifié ?" Vous venez et vous me parlez des gens désemparés sur les quais. Bien sûr qu’ils sont désemparés. Mais il faut aller au fond, et réfléchir avec sa tête : sous les cheveux, il y a des os, et dessous il y a un truc gris, ça s’appelle un cerveau et c’est fait pour réfléchir à ce qui se passe. C’est une bataille de conviction. Vous ne pouvez pas le comprendre », a-t-il ajouté.

Second round, quelques minutes plus tard sur Twitter. Après France 5, ce sont BFMTV et l’AFP qui ont eu droit aux critiques du député LFI des Bouches-du-Rhône. Les deux médias ont affirmé que Jean-Luc Mélenchon a été hué et insulté par des manifestants aux abords de la gare, et a dû quitter assez vite la manifestation afin de rejoindre l'Assemblée nationale pour la séance des questions au gouvernement.

« Combien de temps seront acceptés dans nos manifs des médias qui viennent y faire des provocs ? »

« Qu’une ou deux personnes un peu excitées m’aient chahuté en me confondant avec le PS tandis que je regagnais le métro pour être à l’heure à la séance de Questions au gouvernement à l’Assemblée n’est nullement significatif de l’ambiance ni de l’accueil fraternel que j’ai reçu », a-t-il répondu dans un communiqué publié sur son site. « Combien de temps seront acceptés dans nos manifs des médias qui viennent y faire des provocs ? », a ajouté le leader de la France insoumise sur Twitter.

Une vidéo diffusée par BFMTV montre pourtant le député pris à partie par des manifestants, dont un vêtu d’une chasuble du syndicat Sud criant : « On vous déteste ! ». Un autre le qualifie de « socialiste ».

Dans une autre vidéo diffusée par Sputnik, le leader de la France insoumise est cette fois visé par des slogans habituellement scandés par des militants anarchistes : « Ni dieu, ni maître, ni Mélenchon. »