«Ce qui se dit en circo, j'en ai rien à foutre»: Le député macroniste Bruno Bonnell défend son «style direct»

REACTION Dans un portrait publié dans « Le Monde magazine », le député macroniste Bruno Bonnell a déclaré : « Ce qui se dit en circo, j’en ai rien à foutre »…

20 Minutes avec AFP

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Bruno Bonnell, député LREM, à Lyon en novembre 2017.
Bruno Bonnell, député LREM, à Lyon en novembre 2017. — Bony/SIPA

Il se défend tant bien que mal. Le député (LREM) Bruno Bonnell, critiqué pour des propos tenus dans un article de presse notamment par des députés d’opposition, a estimé ce lundi avoir été mal compris et a défendu son « style direct » et sa « passion » pour sa ville, Villeurbanne.

« Ce que l’on dit de moi m’est égal, seul compte ce que je peux faire, avec mon équipe, pour ma circonscription dans la limite de mes pouvoirs », a écrit l’élu du Rhône sur son site internet, quelques jours après la parution dans Le Monde magazine d’un portrait dans lequel il disait notamment : « Ce qui se dit en circo, j’en ai rien à foutre ».

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« Ce qui se dit en circo, j’en ai rien à foutre »

« J’ai bien prononcé ces mots… mais en réponse à une question précise de la journaliste sur ce que l’on disait de moi en circonscription et notamment ce que disaient sur moi mes adversaires politiques », écrit le député macroniste dans un billet publié sur son site ce lundi, intitulé « Ce qui se dit en circo est essentiel ».

Ses propos dans Le Monde, repris et mise en exergue dans d’autres articles, ont provoqué ce week-end des réactions outrées de députés de droite et de gauche, ainsi que du FN. Pour répondre aux critiques, Bruno Bonnell a également rédigé un bilan de son activité à l’Assemblée nationale (où il dit avoir porté deux amendements) et en circonscription.

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« Je comprends que mon style direct puisse bousculer des habitudes »

« Je comprends que mon style direct puisse bousculer des habitudes et réveiller des oppositions mais personne ne doit douter de ma passion pour notre ville », plaide-t-il. « Si je suis singulier, si j’apparais comme indompté comme le dit la presse, c’est parce que je défends nos valeurs sans concession ni compromis ».

« Je n’ai reculé devant aucun débat, aucune question, aussi intime soit-elle lors de la campagne. Je ne reculerai pas plus devant les commentaires orientés qui visent à me déstabiliser », poursuit l’ancien chef d’entreprise.