L'ex-candidat France insoumise qui s'est réjoui de la mort d’Arnaud Beltrame condamné à un an de prison avec sursis

TWITTER Stéphane Poussier a également été déchu de ses droits civiques et civils pour une durée de 7 ans…

20 Minutes avec AFP

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Un hommage anonyme rendu à Arnaud Beltrame devant la gendarmerie de l'Aude.
Un hommage anonyme rendu à Arnaud Beltrame devant la gendarmerie de l'Aude. — ERIC CABANIS / AFP

Il avait été interpellé dimanche pour apologie du terrorisme. L’ex-candidat de la France insoumise (LFI) aux législatives du Calvados, Stéphane Poussier, a été condamné à un an de prison avec sursis par le tribunal de Lisieux. Il a également été déchu de ses droits civiques pendant 7 ans.

Stéphane Poussier a été présenté devant le tribunal ce mardi en comparution immédiate. Six mois de prison, dont quatre avec sursis, avaient été requis à son encontre, assortis d’une interdiction des droits civils et civiques pour une durée de sept ans, précise BFMTV.

Garde à vue prolongée

L’homme avait été interpellé dimanche à 11h30 à son domicile de Dives-sur-Mer (Calvados) pour avoir publié samedi deux tweets se félicitant de la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tué après s’être substitué à un otage dans l’attaque terroriste du supermarché de Trèbes.

Lundi, le parquet de Lisieux avait prolongé la garde à vue de Stéphane Poussier pour une durée maximum de 24 heures.

La peine maximale encourue pour ce type de délit est de 7 ans de prison et de 100.000 euros d’amende.

Stéphane Poussier exclu du parti

Candidat malheureux de La France insoumise dans la 4ème circonscription du Calvados, Stéphane Poussier avait écrit sur Twitter : « A chaque fois qu’un gendarme se fait buter (…) je pense à mon ami Rémi Fraisse », un jeune militant écologiste tué en 2014 par une grenade tirée par un gendarme.

Capture d'écran du fil Twitter de Stéphane Poussier, ancien candidat FI dans le Calvados en 2017.
Capture d'écran du fil Twitter de Stéphane Poussier, ancien candidat FI dans le Calvados en 2017. - Twitter/@stephanpoussier

« Là, c’est un colonel, quel pied ! Accessoirement, encore un électeur de Macron en moins », avait-il ajouté. Ses remarques ont provoqué de vives réactions sur Twitter, et son compte a été désactivé.

Les tweets ont été condamnés par son ancien mouvement, la France Insoumise et par son chef de file Jean-Luc Mélenchon. Selon LFI, Stéphane Poussier a été exclu du parti dès samedi.

« Lundi la @franceinsoumise veut porter plainte pour apologie du terrorisme contre Stéphane Poussier », a indiqué dimanche Jean-Luc Mélenchon sur son compte Twitter.