Attaques terroristes dans l'Aude: Manuel Valls favorable à «l'interdiction du salafisme»

REACTION L'ancien Premier ministre est également favorable à des mesures contre les fichés S les plus dangereux...

C. Ape.

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Manuel Valls
Manuel Valls — Crédit PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

L'ancien Premier ministre, Manuel Valls, a plaidé dimanche pour « interdiction du salafisme », quelques jours après les attaques terroristes perpétrées dans l'Aude. « Je pense qu’il faut prendre un acte fort, politique, à caractère symbolique d’une interdiction du salafisme », a déclaré député de l’Essonne (ex PS) sur le plateau de BFMTV.

« Je reconnais que c’est extrêmement difficile, on peut fermer des mosquées, un des imams salafistes de Marseille est en voie d’expulsion… », a-t-il énuméré. Pour Manuel Valls, « les idées salafistes, les mots salafistes ont gagné la bataille idéologique au sein de l’islam ». « Nos adversaires, ce sont les salafistes, les Frères musulmans, l’islam politique », a-t-il affirmé.

Une éventuelle « rétention administrative »

Concernant les fichés S les plus dangereux, l’ancien Premier ministre a par ailleurs proposé une éventuelle « rétention administrative », proposition également défendue par le président des Républicains Laurent Wauquiez.

« Il peut y avoir peut-être, regardons ça de près, les questions liées à la rétention administrative pour ceux dont on considère qu’ils représentent un danger, évidemment sous l’autorité du juge et à un moment ou l’autre, s’il ne se passe rien, on ne peut pas le retenir », a souligné Manuel Valls, rappelant que « la rétention administrative est une privation de liberté ».