Nicolas Sarkozy sur TFI: Juppé l’a trouvé « combatif » avec « une argumentation cohérente »

POLITIQUE Le maire de Bordeaux a témoigné son amitié à l’ancien président, dans une « période extrêmement difficile pour lui »…

E.P. avec AFP

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Alain Juppé et Nicolas Sarkozy à l'université d'été du parti Les Républicains à La Baule, le 5 septembre 2015.SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA
Alain Juppé et Nicolas Sarkozy à l'université d'été du parti Les Républicains à La Baule, le 5 septembre 2015.SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA — SIPA

L’ancien Premier ministre Alain Juppé a défendu ce vendredi Nicolas Sarkozy après son passage jeudi soir sur TF1, au lendemain de sa mise en examen dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. Il l’a trouvé « combatif », « blessé », avec « une argumentation cohérente ». Et il a souhaité à l’ancien chef de l’Etat de « faire valoir sa vérité ».

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« J’ai regardé TF1, j’ai trouvé Nicolas Sarkozy extrêmement combatif. Je l’ai senti aussi très blessé au fond de lui-même, et je le comprends », a déclaré le maire de Bordeaux à des journalistes, en marge d’une réunion du Conseil de Bordeaux Métropole.

Il lui adresse son amitié

« Son argumentation m’a paru cohérente », a ajouté Alain Juppé. « Maintenant, il lui appartient de faire prévaloir son analyse et sa vérité, et comme tous ceux qui ont pour lui de l’estime et de l’amitié, et je me range parmi eux, je souhaite qu’il y parvienne », a-t-il ajouté.

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Jeudi déjà, Alain Juppé avait déclaré qu’il faisait « confiance à Nicolas Sarkozy pour apporter les preuves de son innocence », au lendemain de la mise en examen de l’ancien chef de l’Etat, et lui avait témoigné « son amitié » dans une « période extrêmement difficile pour lui ».

Vendredi, Alain Juppé n’a pas souhaité répondre à des questions sur la procédure ou le dossier proprement dit du financement de la campagne 2007, estimant que « c’est évidemment à la justice de faire en sorte que la vérité apparaisse, et elle doit le faire en toute indépendance et en toute impartialité ».

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Il n’a pas non plus souhaité répondre à une question sur le fait de savoir s’il s’était entretenu au téléphone récemment avec Nicolas Sarkozy.