Nicolas Sarkozy sera l'invité du 20h de TF1 ce jeudi

JUSTICE L'ancien chef de l'Etat a été mis en examen mercredi soir dans l'affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne 2007...

20 Minutes avec AFP
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Nicolas Sarkozy au zoo de Beauval, le 22 novembre 2017.
Nicolas Sarkozy au zoo de Beauval, le 22 novembre 2017. — GUILLAUME SOUVANT / AFP

Il ne quitte plus la Une de l’actualité. Nicolas Sarkozy sera l’invité du 20h de TF1 ce jeudi soir, a annoncé un porte-parole de la chaîne. L’ancien chef de l’Etat a été mis en examen mercredi soir pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de fonds publics libyens » et placé sous contrôle judiciaire.

Nicolas Sarkozy était en garde à vue et entendu par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de Nanterre depuis mardi matin dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

« Je vis l’enfer de cette calomnie »

L’ex-chef d’Etat a invoqué devant les juges l’absence de « preuve matérielle » et affirmé vivre « l’enfer de la calomnie », dans une contre-attaque qu’il poursuivra jeudi soir à la télévision. « Pendant les 24 heures de ma garde à vue, j’ai essayé (…) de montrer que les indices graves et concordants qui sont la condition de la mise en examen n’existaient pas », a déclaré aux magistrats l’ancien président de la République, selon des propos reproduits sur le site du Figaro.

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« Je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien Premier ministre et par les déclarations de M. Takieddine (l’intermédiaire franco-libanais, ndlr) dont il est avéré à de multiples reprises qu’il a touché de l’argent de l’État libyen », assure-t-il.

« Depuis le 11 mars 2011, je vis l’enfer de cette calomnie », a déclaré Nicolas Sarkozy, qui dit avoir « déjà beaucoup payé pour cette affaire » sur le plan politique : « J’ai perdu l’élection présidentielle de 2012 à 1,5 % (face à François Hollande ndlr). La polémique lancée par Kadhafi et ses sbires m’a coûté ce point et demi ».