Soupçons de financement libyen: Ségolène Royal réagit à la garde à vue de Nicolas Sarkozy

INTERROGATIONS L’ancienne ministre se demande dans un tweet si l’élection qui l’opposait à Nicolas Sarkozy était « à armes égales »…

L.Br.

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Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal avant leur débat télévisé le 2 mai 2007 dans les locaux de la SFP à Boulogne-Billancourt
Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal avant leur débat télévisé le 2 mai 2007 dans les locaux de la SFP à Boulogne-Billancourt — Thomas Coex Pool

Il s’est passé onze ans depuis l’élection présidentielle de 2007, qui opposait Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Mais le placement en garde à vue de Nicolas Sarkozy dans le cadre du dossier libyen amène l'ancienne candidate socialiste à se poser des questions sur son échec de 2007.

« Je suis interrogée sur l’affaire de Nicolas Sarkozy. Je voudrais juste dire ceci : malgré des conditions difficiles, la justice avance. Ma pensée va aux millions de citoyens qui ont le droit de savoir si le match était à armes égales… », a-t-elle ainsi réagi sur Twitter mardi.

Mouammar Kadhafi au cœur du dossier

Le candidat Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir profité de fonds illégaux provenant du dictateur libyen Mouammar Kadhafi. L’ex-président a été placé en garde à vue ce mardi, et entame mercredi son deuxième jour d’interrogatoire. Les juges s’intéressent à des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de l’ancien dictateur.

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D’anciens dignitaires de Tripoli et l’intermédiaire franco libanais Ziad Takieddine ont évoqué la thèse de versements au profit de la campagne du candidat UMP. D’autres responsables de ce pays les ont démentis et l’ancien chef de l’État a toujours rejeté ces accusations.

En mai 2007, Nicolas Sarkozy l’avait emporté face à sa rivale socialiste avec 53,06 % des voix.