VIDEO. Soupçons de financement libyen: La droite fait bloc autour de Nicolas Sarkozy placé en garde à vue

SOUTIEN La droite a choisi de soutenir son leader placé en garde à vue ce mardi et appelle au respect de la présomption d’innocence…

Manon Aublanc
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Nicolas Sarkozy le 27 septembre 2017 au Parc des Princes.
Nicolas Sarkozy le 27 septembre 2017 au Parc des Princes. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Alors que Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue dans le cadre de l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, certains membres des Républicains ont réaffirmé leur soutien et appelé au respect de la présomption d’innocence.

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Un soutien quasi unanime. Même si Laurent Wauquiez, le président des Républicains, a refusé de s’exprimer sur le sujet en marge d’une réunion LR au Sénat, une grande partie de la droite a tenu à soutenir l’ancien président de la République.

« Il y a visiblement un acharnement incompréhensible »

A l’image de Christian Jacob, député LR, qui a pris la parole lors d’un point presse à l’Assemblée nationale : « Nous assurons Nicolas Sarkozy de toute l’amitié, le soutien et l’affection du groupe LR, unanime, dans ce moment qui est assez surréaliste. Onze ans après, c’est de l’acharnement et on a vu ce que ça avait donné avec l’affaire Bettencourt. Je ne suis pas juge ni procureur mais il y a visiblement un acharnement incompréhensible », a-t-il expliqué.

Damien Abad, député de l’Ain et vice-président des Républicains, s’est exprimé au micro de BFM TV : « Nous avons un message d’amitié et de sympathie envers Nicolas Sarkozy, qui a été notre président de la République et notre leader. (…) Quant à ce qui concerne le fond de l’affaire, c’est à la justice de faire son travail et nous n’avons aucun commentaire à faire là-dessus », a-t-il déclaré.

« Il a été très souvent sali mais il a été encore plus blanchi »

Nadine Morano, quant à elle, a pris la parole sur RTL. La députée européenne a décrit un moment « très difficile à supporter » pour Nicolas Sarkozy, avant d’expliquer : « Il faudrait rappeler qu’il a bénéficié dans l’affaire Bettencourt d’un non-lieu, d’ailleurs il a bénéficié de trois non-lieux. (…) Il a été très souvent sali mais il a été encore plus blanchi, et je voudrais qu’on en fasse le même niveau d’information lorsqu’il bénéficie d’un non-lieu », a-t-elle martelé.

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Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, s’est exprimée plus sobrement : « J’ai beaucoup de peine à croire à cette affaire, mais la justice travaille et je souhaite vraiment qu’il n’y ait aucune interférence du pouvoir politique dans le travail de la justice (…) Je respecte la présomption d’innocence qui s’attache à tout homme politique. »

Un « respect mutuel » entre Nicolas Sarkozy et Edouard Philippe

Une mise en examen qui a fait réagir, même dans la plus haute sphère du pouvoir politique. L’actuel Premier ministre et ancien membre LR, Edouard Philippe a pris la parole : « Tout le monde sait que j’ai appartenu à la même famille politique que Nicolas Sarkozy et (…) que j’ai eu avec lui des relations difficiles. Elles ont toujours été respectueuses (…) et à chaque fois que j’ai eu des contacts avec lui depuis que j’ai été nommé premier ministre, elles ont été empreintes d’un sceau de respect mutuel », a-t-il déclaré sur BFM TV.

Sur Twitter, d’autres personnalités politiques de droite ont réaffirmé leur soutien.