Législative partielle: Duel test entre Les Républicains et La République en marche dans le Loiret

POLITIQUE Une législative partielle dans la 4è circonscription du Loiret voit s'affronter dimanche une candidate LREM, Mélusine Herlé, et le sortant LR Jean-Pierre Door...

20 Minutes avec AFP

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Un meeting de La République en marche, le 8 juillet 2017 à Paris.
Un meeting de La République en marche, le 8 juillet 2017 à Paris. — F.Guillot/AFP

Une législative partielle dans la 4è circonscription du Loiret voit s'affronter dimanche une candidate LREM, Mélusine Herlé, et le sortant LR Jean-Pierre Door: un nouveau test pour la majorité en baisse dans les sondages et une droite fracturée.

Pas moins de douze candidats à la députation brigueront les 18 et 25 mars ce suffrage des électeurs de Montargis et de sa région. La très courte victoire en juin avec seulement huit voix d'avance de Jean-Pierre Door avait été invalidée le 18 décembre dernier par le Conseil constitutionnel après un recours déposé par la candidate LREM.

Une circo traditionnellement ancrée à droite

Archétype du notable local, M. Door, cardiologue qui aura 76 ans le 1er avril et brigue un quatrième mandat, est aussi maire de Montargis, ville qu'il a ravie au Parti Communiste en 2001.Mélusine Harlé, 44 ans, docteur en sciences de la communication, est la fondatrice d'un cabinet de conseil et de formation sur le bien-être au travail.

Conseillère municipale depuis 2014 à Sainte-Geneviève-des-Bois (Loiret), Mme Harlé appartient à un think tank «du bonheur citoyen», «La fabrique Spinoza». Comme le reste du Loiret, cette circonscription est traditionnellement ancrée à droite. Outre Montargis, à la lisière de l'Ile-de-France et fortement touchée par le chômage, le territoire comprend des zones rurales, mais aussi des secteurs plus ouvriers, comme Chalette-sur-Loing, dont le maire est communiste.

Les ténors se succèdent

Le résultat du scrutin dépendra beaucoup de l'abstention, qui avait déjà atteint 56,63% en juin. Les ténors politiques se succèdent, donnant à cette consultation une visibilité nationale, près d'un an après l'élection d'Emmanuel Macron.

Pour ses partisans, une victoire serait l'occasion de valider les réformes engagées. Quant à l'opposition, remporter ce scrutin serait l'occasion de démontrer que le mécontentement monte face à la politique gouvernementale.

Mélusine Harlé a déjà reçu le soutien de Christophe Castaner, délégué général de LREM et secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement. Des ministres ou des figures de proue de LREM sont venus sur place: les ministres Jacqueline Gourault et Mounir Mahjoubi, de même que les députés Aurore Bergé et Gilles Legendre.

Outre son parti, Jean-Pierre Door est également soutenu par l'UDI.

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a fait mercredi soir le voyage de Montargis. Il s'est livré à un long plaidoyer en faveur des retraités, «premiers sacrifiés» de la politique d'Emmanuel Macron, en se présentant en défenseur de «trop de sacrifiés, trop de territoires laissés pour compte».

De son côté, la gauche part en ordre très dispersé avec le PS, le PC, FI et LO. Olivier Faure, l'un des quatre prétendants à la direction du PS, est venu soutenir la semaine dernière la candidate socialiste, Jalila Gaboret. Mardi soir, malgré sa grippe, Jean-Luc Mélenchon était à Montargis pour épauler le candidat de la France insoumise, Jérôme Schmitt, qui a déjà reçu le renfort du jeune député FI Adrien Quattennens.

A la droite de la droite, la palette est aussi complète: le FN présente dans la circonscription son secrétaire départemental, Ludovic Marchetti. Debout la France a aussi son candidat, Luc Bucheton, qui a été soutenu sur le terrain mercredi par Nicolas Dupont-Aignan.