Législative en Haute-Garonne: Entre le PS et En Marche, de qui cette élection va-t-elle faire le printemps ?

POLITIQUE Dimanche, le deuxième tour de la législative partielle dans 8e circonscription de la Haute-Garonne opposera le socialiste sortant Joël Aviragnet, qui part favori, au macroniste Michel Montsarrat…

Helene Menal

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Un isoloir en France
Un isoloir en France — Nicolas Tucat AFP
  • Dimanche, les habitants de la 8e circonscription de la Haute-Garonne éliront à nouveau leur député, après l’invalidation du scrutin de juin 2017.
  • Le socialiste sortant, Joël Arivagnet, est en ballottage favorable, avec 39 % des suffrages au 1er tour contre 20 % pour le son challenger macroniste Michel Montsarrat.
  • Il s’agit de la dernière circonscription du département détenue par le PS.

Si une élection ne fait pas le printemps, la législative partielle qui aura lieu dimanche dans la 8e circonscription de la Haute-Garonne, au sud de Toulouse, pourrait clore la période glaciaire pour le PS.

Elle opposera le macroniste Michel Montsarrat, ex-rugbyman et restaurateur, pur produit de la société civile, au député sortant socialiste  Joël Aviragnet, pur produit de l’appareil militant. Ce dernier, étonnant même jusqu’à ses propres troupes, est arrivé largement en tête du 1er tour avec 39 % des voix contre 20 % pour son challenger de LREM.

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Un terrain de militants

En somme, dans ce que les marcheurs annoncent toujours comme « une confrontation entre l’ancien monde et le nouveau », le premier a gagné le match aller. Grâce à ses vénérables troupes notamment. « L’avantage avec le militantisme classique, c’est que l’engagement ne se fait pas sur la cosmétique d’une communication mais sur des valeurs et un ancrage », ironise Sébastien Vincini, le patron du PS de la Haute-Garonne.

En cette fin de semaine, ses troupes vont donc continuer, « avec humilité », à labourer cette circonscription à dominante rurale, la seule sur neuf qu’ont réussi à préserver les socialistes haut-garonnais en juin 2017. Avec pour Joël Aviragnet un thème qui lui réussit jusqu’ici, « lutter contre la politique injuste de Macron ».

« C’est plus facile que d’assumer le quinquennat Hollande », tacle Pierre Casteras, référent départemental d’En Marche qui reconnaît bien volontiers la force militante du PS. « Nous n’avons pas la même culture du clientélisme, ni le même réseau », admet-il.

Le réservoir des abstentionnistes

Avant le second tour, le candidat Michel Montsarrat est « toujours En Marche et toujours debout ». Son équipe fait remarquer qu’en neuf mois de politique macroniste, les communes du département ont enregistré une hausse des dotations inédite « de 5 % ». Il assume le projet présidentiel et souhaite engager une « véritable transformation du Comminges et du Savès » avec un député de la majorité comme atout.

Les deux candidats espèrent surtout mobiliser chez les abstentionnistes du premier tour. 35 % des inscrits seulement se sont déplacés le 11 mars, le réservoir potentiel est donc énorme.