Marine Le Pen, présidente du Front national, le 11 mars 2018 lors du congrès à Lille.
Marine Le Pen, présidente du Front national, le 11 mars 2018 lors du congrès à Lille. — Michel Spingler/AP/SIPA

RECAP

Nom, réélection de Marine Le Pen, propos racistes… Cinq choses à retenir du congrès du Front national

« 20 Minutes », présent à Lille pour le congrès du Front national, vous dresse un récapitulatif des cinq infos à retenir de ce week-end…

  • Le Front national a tenu à Lille ce week-end son XVIe congrès.
  • « 20 Minutes », présent au congrès, vous liste les informations principales de ce week-end.

Samedi et dimanche, le Front national a tenu son XVIe congrès « de refondation » à Lille. Venue de l’ancien conseiller de Donald Trump, l’ultra-conservateur Steve Bannon, changement de nom, éviction actée du président d’honneur Jean-Marie Le Pen, 20 Minutes vous propose un récap’de ce raout.

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Un changement de nom…

Dimanche lors son discours de clôture, Marine Le Pen a proposé aux militants de rebaptiser son parti d’extrême droite « Rassemblement national ». Ce nom sera soumis à un vote par correspondance des militants, dont le résultat devrait être connu dans environ six semaines. Ce terme rappelle le nom du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale entre 1986 et 1988, qui s’appelait « Front national-Rassemblement national ».

… mais le maintien de la flamme tricolore comme emblème

Si le nom de Front national est abandonné, la flamme tricolore, qui avait été copiée sur logo du parti néofasciste italien Mouvement Social Italien (MSI) restera l'emblème du parti, a annoncé Marine Le Pen dimanche après-midi. Un MSI que connaît Marine Le Pen. En tournée en Italie en 2011 -que 20 Minutes avait suivi- la présidente du FN avait rencontré Assunta Almirante, veuve du chef du MSI mort en 1988, et icône de l'extrême droite italienne.

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Marine Le Pen seule à la barre

Seule candidate à sa succession, Marine Le Pen a été réélue « à l’unanimité » dimanche pour un troisième mandat. Elle avait succédé à son père Jean-Marie Le Pen lors d’un congrès à Tours en 2011. Le secrétaire général du parti, Steeve Briois, a précisé qu’il y avait eu 2,87 % de bulletins blancs ou nuls, mais n’a donné ni le nombre de votants ni la participation. Avec les nouveaux statuts du parti, votés par les militants, la fonction de président d’honneur, occupé par Jean-Marie Le Pen, est supprimée.

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Des propos racistes attribués au numéro 2 du mouvement de jeunesse du FN

Davy Rodriguez, assistant parlementaire de Sébastien Chenu et numéro 2 du Front national de la jeunesse (FNJ) a été suspendu du parti dimanche. Il apparaît dans vidéo dans laquelle il dit « espèce de sale nègre » à un vigile d’un bar, samedi à Lille. Le jeune homme a démenti ces propos auprès de BuzzFeed, affirmant qu’il s’agit d’un montage. Une tuile alors que le parti poursuit son entreprise de normalisation, qu’il appelle « dédiabolisation ».

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La venue surprise de l’ultra-conservateur américain Steve Bannon

La tête de gondole du congrès, samedi, a été l’ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon. L’homme, représentant de l’ultra-droite américaine, voit « une tendance mondiale en faveur des populistes-nationalistes » face aux « mondialistes ».

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Bonus : L’espoir des militants

Interrogés par 20 Minutes durant le congrès, les adhérents du FN espèrent que leur formation va se relancer après ce que Marine Le Pen a appelé « un trou d’air ». Etienne Dobremetz, d’Oignies (Pas-de-Calais), estime qu’« il y a eu une déception avec le débat d’entre deux tours. Il y a un flottement, une remise en question. Les prochaines élections nous montreront si le travail de remise en question a réussi ». L’ancien syndicaliste renouvelle sa confiance en Marine Le Pen, estimant que « c’est elle qui a le cuir le plus tanné ».