(Photo d'illustration) Jean-Yves Le Drian doit se rendre à Barcelone, vendredi.
(Photo d'illustration) Jean-Yves Le Drian doit se rendre à Barcelone, vendredi. — Giuseppe Lami/AP/SIPA

COUP DE POUCE

Jean-Yves Le Drian dément avoir accordé un passe-droit aux petits-enfants de sa compagne

Selon Mediapart, le chef de la diplomatie française est intervenu par l’intermédiaire de son cabinet pour faciliter l’inscription des petits-enfants de sa seconde compagne dans un lycée prisé...

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a nié ce jeudi être intervenu pour faciliter l’inscription des petits-enfants de sa compagne au lycée français de Barcelone, démentant une information du site d’information Mediapart.

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« Je ne suis pas intervenu pour l’entrée de mes petits-enfants au lycée », a assuré Jean-Yves Le Drian sur la chaîne d’information CNews.

Une intégration hors délai ?

Selon Mediapart, le chef de la diplomatie française est intervenu par l’intermédiaire de son cabinet pour faciliter l’inscription des deux élèves, petits-enfants de sa seconde compagne, en juin 2017, soit après la date limite de dépôt des dossiers.

« Mon beau-fils a eu une mutation professionnelle à Barcelone (..) et j’ai pensé qu’il était utile que mon cabinet prévienne le consul général de France à Barcelone et les autorités espagnoles, parce que je suis ministre des Affaires étrangères, qu’une partie de ma famille allait résider désormais à Barcelone », a dit le ministre.

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« Il y a des règles vous savez pour rentrer dans un lycée français (à l’étranger) et il y a une commission d’agrément qui décide de la rentrée ou pas des candidats. Mes petits-enfants répondaient à tous ces critères, donc je ne vois pas le sujet, sauf à penser que précisément parce que ce sont mes petits-enfants et qu’ils sont les petits-enfants d’un ministre des Affaires étrangères ils n’ont pas le droit d’aller dans un lycée français (à l’étranger) », a poursuivi Jean-Yves Le Drian.

Parmi ces règles, il a cité la nécessité d’être de nationalité française, de demander l’inscription suite à une mutation professionnelle et d’avoir déjà scolarisé les enfants en question dans un établissement français.

Le site Mediapart affirme de son côté que l’intervention du cabinet a débouché sur l’intégration des deux enfants hors délais, alors que des centaines d’autres enfants avaient vu leur demande rejetée.