Marlène Schiappa, Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri sur scène pour les «Monologues du vagin»

THEATRE « On peut parler de nos vagins, ce n’est pas sale ! »…

20 Minutes avec AFP

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Marlène Schiappa, le 9 novembre, dans une structure d'accueil pour les femmes victimes de violences conjugales.
Marlène Schiappa, le 9 novembre, dans une structure d'accueil pour les femmes victimes de violences conjugales. — Jean Michel Nossant/SIPA

La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa et les ex-ministres Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri étaient réunies mercredi soir sur la scène de Bobino pour une lecture des Monologues du vagin, texte à succès sur la condition des femmes dans le monde.

Vêtues de noir dans un décor rouge, elles ont tour à tour incarné les témoignages qui composent la pièce de la dramaturge et féministe américaine Eve Ensler, à la veille de la journée internationale des droits des femmes.

Viols de guerre, accouchement, excision, prostitution, changement de sexe, maternité, plaisir féminin… Les trois débutantes ont alterné les passages tantôt poignants, tantôt drôles, comme lorsqu’elles ont simulé des orgasmes, déclenchant rires et applaudissements de la salle.

Dépasser les « clivages politiciens »

Les quelque 1.000 spectateurs n’avaient pas payé l’entrée mais étaient invités à faire un don au Collectif féministe contre le viol, une association qui gère un numéro d’information pour les victimes de viol.

Pour Marlène Schiappa, cette réunion avec d’anciennes ministres, de droite et de gauche, était « une manière de porter un message qui transcende les clivages politiciens ».

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« L’idée était de lever des tabous », a-t-elle ajouté devant la presse. « On peut parler de nos vagins, ce n’est pas sale ! ».

La pièce créée à Broadway en 1996, basée sur des témoignages de femmes de différentes parties du monde, de tous âges et conditions, a connu un succès mondial et a été traduite dans une cinquantaine de langues.

Elle sera également présentée jeudi à Bobino dans la mise en scène de Coralie Miller avec Muriel Robin, Carole Bouquet et Anne Le Nen. Les bénéfices iront cette fois à l’association Le Refuge, qui aide les jeunes victimes d’homophobie.