La députée LREM Laetitia Avia, menacée de mort, a porté plainte pour ne pas «avoir peur»

RACISME « Je représente ces milliers d’anonymes et de personnalités qui se sont manifestés pour dire qu’ils ne tolèrent pas le racisme », explique l’élue…

20 Minutes avec AFP

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Laetitia Avia, élue dans la 8eme circonscription de Paris, le 7 juin 2017.
Laetitia Avia, élue dans la 8eme circonscription de Paris, le 7 juin 2017. — SIPA

« Je n’ai plus envie de me taire… » La députée LREM Laetitia Avia explique, dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche, avoir déposé plainte après la réception d’une lettre contenant des insultes racistes et des menaces de mort parce qu’elle ne voulait pas « avoir peur ».

« Je représente ces milliers d’anonymes et de personnalités qui se sont manifestés pour dire qu’ils ne tolèrent pas le racisme, que cette parole minoritaire n’est pas celle de leur nation », indique Laetitia Avia dans ce texte.

« Je représente à la fois la banlieue (…) et cette France dite plus bobo »

La députée de Paris avait annoncé mercredi le dépôt d’une plainte après la réception de la lettre anonyme qui se termine par « Compte tes jours, on va s’occuper de toi ». « Cette menace-là dépasse en violence ce que j’ai pu entendre ou recevoir. (…) J’ai décidé de dénoncer ce que je ne peux tolérer, car je n’ai plus envie de me taire et encore moins d’avoir peur », note l’élue, qui a reçu le soutien de plusieurs membres du gouvernement et d’associations.

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Dans son texte, Laetitia Avia rappelle être « née en France il y a 32 ans, à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) dans une famille dite populaire », avant d’être naturalisée à l’âge de 13 ans. « Je représente cette génération d’enfants issus de l’immigration qui ont connu le déclassement de leurs parents et qui ne laisseront jamais leur couleur de peau être un obstacle à leur réussite professionnelle et leur épanouissement personnel », écrit-elle.

« Je représente à la fois la banlieue (cette France périphérique qui a parfois le sentiment de compter moins que d’autres…) et cette France dite plus bobo qui ne conçoit pas un dimanche sans un brunch et une balade dans les rues de Paris », ajoute-elle.