Le chef de l'Etat Emmanuel Macron
Le chef de l'Etat Emmanuel Macron — Jacques Witt / Sipa/SIPA

POLITIQUE

Emmanuel Macron en déplacement à la prison de Fresnes ce vendredi

Emmanuel Macron « souhaite mieux appréhender toutes les problématiques du milieu carcéral », a souligné l'Elysée...

Le président de la République va se rendre ce vendredi à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, dans le cadre d’une prochaine annonce de l’augmentation des moyens de la Justice.

C’est le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin qui en a fait l’annonce jeudi, précisant qu’une autre visite était prévue la semaine prochaine à l’école de l’administration pénitentiaire à Agen.

Macron « souhaite mieux appréhender toutes les problématiques du milieu carcéral »

« Le président de la République va sans presse à la prison de Fresnes et ensuite il va à l’école d’administration pénitentiaire d’Agen », a déclaré Gérald Darmanin sur CNews.

« Avec la garde des Sceaux (Nicole Belloubet) ils ont effectivement travaillé, et j’y ai contribué (…) il y a aura une augmentation des moyens de la Justice par une loi de programmation de la Justice », a ajouté Gérald Darmanin, soulignant toutefois qu'« il appartient à la garde des Sceaux de l’annoncer elle-même ».

>> A lire aussi : 1.500 places créées pour isoler les détenus radicalisés

Avec la visite à Fresnes, en compagnie de Nicole Belloubet, Emmanuel Macron « souhaite mieux appréhender toutes les problématiques du milieu carcéral et échanger avec les personnels en charge de mettre en œuvre les peines prononcées par les magistrats », a-t-on indiqué par ailleurs à l’Elysée.

La prison doit être « profondément modernisée »

Le chef de l’Etat avait annoncé en janvier, en plein mouvement social des surveillants, « un plan pénitentiaire global » portant notamment sur l’immobilier des prisons, le renseignement pénitentiaire et les personnels.

>> A lire aussi : Où en est le conflit dans les prisons ?

Lors de l’audience solennelle de la Cour de cassation, il avait souligné que la prison, au-delà des 15.000 places supplémentaires promises, doit être « profondément modernisée » mais ne doit pas être « la réponse quasi-systématique pour les peines à un certain niveau », et il avait plaidé pour la mise en place « massive » d’autres peines comme les travaux d’intérêt général ou le bracelet électronique.

Un projet de loi de programmation pour la Justice 2018-2022 et des projets de loi de simplification civile et pénale sont attendus au printemps.