VIDEO. Images d'exactions de Daesh: Marine Le Pen mise en examen pour avoir relayé des photos sur Twitter

JUSTICE La « diffusion d’images violentes » est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende...

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, députée FN du Pas-de-Calais et présidente du Front national, le 17 janvier 2018 à l'Assemblée nationale.
Marine Le Pen, députée FN du Pas-de-Calais et présidente du Front national, le 17 janvier 2018 à l'Assemblée nationale. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Marine Le Pen a été mise en examen ce jeudi pour « diffusion d’images violentes » après avoir relayé des photos d’exactions de Daesh sur Twitter. La « diffusion d’images violentes » est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

En janvier, le député apparenté FN du Gard Gilbert Collard avait également été mis en examen pour le même motif.

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Une enquête ouverte en décembre 2015

En décembre 2015, une enquête avait été ouverte par le parquet de Nanterre pour « diffusion d’images violentes ». La patronne du Front national avait diffusé sur son compte Twitter des photos d’hommes torturés et exécutés par le groupe djihadiste.

L’un des tweets avait ensuite été retiré sur demande de la famille de l’ancien otage américain James Foley.

« La persécution politique n’a même plus la limite de la décence », a réagi Marine Le Pen

« Je suis mise en examen pour avoir dénoncé l’horreur de Daesh. Dans d’autres pays ça me vaudrait une médaille », a réagi la cheffe de file de l’extrême droite. « La persécution politique n’a même plus la limite de la décence », a-t-elle affirmé.

Dans les procédures visant Marine Le Pen et Gilbert Collard, la justice s’appuie sur l’article 227-24 du Code pénal, qui punit la diffusion d'« un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine » lorsque ce message est « susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ».