Laurent Wauquiez annonce «porter plainte» après la diffusion de ses propos par «Quotidien»

POLEMIQUE Le passage sur Nicolas Sarkozy, « c’est le seul que je regrette » a confié le chef de file des Républicains...

Clémence Apetogbor

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Laurent Wauquiez delivers photographié à Paris le 17 février 2018.
Laurent Wauquiez delivers photographié à Paris le 17 février 2018. — AFP

Empêtré dans ses déclarations chocs enregistrées à son insu, Laurent Wauquiez a annoncé ce mardi vouloir « porter plainte et saisir le CSA ».

« Les méthodes auxquelles s’est livré un journaliste sont des méthodes de voyou. Il n’a pas fait un travail d’enquête », a fustigé le chef de file des Républicains face à Ruth Elkrief sur le plateau de BFMTV.

« Je donnais des cours à une trentaine d’élèves (de l’EM Lyon). Il n’a pas fait un travail d’enquête. Il a contacté les élèves en amont et a manipulé l’un d’entre eux pour enregistrer mes propos à mon insu, en rupture totale avec le contrat de confiance que j’avais établi avec les élèves. C’est ça la conception actuelle de la déontologie du journalisme ? »

Laurent Wauquiez dénonce « quatre jours de défouloir médiatique »

Ruth Elkrief rappelle que les journalistes de Quotidien ont indiqué n’avoir pas payé l’élève et ne pas l’avoir contacté en amont.

Laurent Wauquiez a alors indiqué sa volonté de « porter plainte et de saisir le CSA ».

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Après cette annonce, Yann Barthès a indiqué sur le plateau de son émission Quotidien, « est une très bonne chose car on préfère nettement être jugés par la justice que par Laurent Wauquiez. Ça s’appelle l’État de droit ».

« Quotidien a toujours été respectueux de la vie privée. Sauf que dans ce cas, il s’agit d’une parole publique, d’un homme public face à un public et qui évoquait des sujets politiques », a-t-il ajouté.

Sans répondre sur le fond de ses propos, Laurent Wauquiez a rétorqué face à Ruth Elkrief qu’il « a eu droit à quatre jours de défouloir médiatique ». « Je pense qu’il y a deux poids deux mesures », poursuit-il., avant d’évoquer le dérapage verbal d’Emmanuel Macron à Mayotte. « La droite a souvent fait l’objet de procès médiatiques. Ça ne m’impressionne pas. Ça ne me fera pas reculer », a lancé Laurent Wauquiez.

Le passage sur Nicolas Sarkozy, « c’est le seul que je regrette »

Quant à d’hypothétiques excuses, Laurent Wauquiez affirme qu’il n’y avait « pas une once de mépris envers les Français » dans ses propos, et estime donc ne pas devoir faire des excuses aux Français comme l’a demandé François de Rugy.

« Ce que j’ai dit devant les étudiants, je le redis de la même manière devant vous parce que j’assume. (…) J’assume les propos qui ont été les miens, je n’ai pas de double langage. »

Les seuls propos que regrette Laurent Wauquiez sont ceux visant Nicolas Sarkozy, à qui le chef de file des Républicains à présenter des excuses.