Front national: Pour Jean-Marie Le Pen, changer le nom du parti, «c'est une trahison»

PARTI «Objectivement, c’est totalement absurde. Subjectivement, c’est une trahison de l’histoire du mouvement (…) C’est inexplicable et suspect», a déclaré l’ancien président du FN...

H. B. avec AFP

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Jean-Marie Le Pen, illustration.
Jean-Marie Le Pen, illustration. — ALAIN JOCARD / AFP

Il ne décolère pas. Jean-Marie Le Pen estime dans un entretien au Journal du Dimanche que changer le nom du Front national, comme le souhaite sa fille Marine, « c’est une trahison », « c’est inacceptable et suspect ».

Il demande « très fermement » aux adhérents du parti « de rejeter la réforme des statuts, ainsi que le changement du nom du Front national ».

« C’est inexplicable et suspect »

« Objectivement, c’est totalement absurde. Subjectivement, c’est une trahison de l’histoire du mouvement (…) C’est inexplicable et suspect », déclare l’ancien président du FN, aujourd’hui exclu du parti dont il reste cependant président d’honneur, comme vient de le confirmer la justice.

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Lors du congrès des 10 et 11 mars, à Lille, qui veut acter la « refondation » du parti, les militants se prononceront sur une réforme des statuts qui supprime le poste de président d’honneur, déjà validée fin janvier par la direction du FN. Les militants voteront sur un nouveau nom, « dans la foulée » du congrès qui doit s’exprimer sur les modalités de ce vote, a indiqué la présidente du parti, Marine Le Pen.

« Marine Le Pen ne pourra rompre ses liens avec moi qu’en se suicidant ! »

Jean-Marie Le Pen a également confirmé dans le JDD qu’il sera «  à Lille » pour le congrès, précisant qu’il ne sait « pas encore quelle forme prendra [son] intervention ». Le FN a assuré qu’il lui en interdirait l’accès, au motif qu’il n’est plus adhérent. À sa fille qui a estimé qu’il « ferait n’importe quoi » « pour quelques minutes d’existence médiatique », Jean-Marie Le Pen rétorque qu’il a « existé avant elle » et qu'« elle existe grâce » à lui.

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« Elle ne pourra rompre ses liens avec moi qu’en se suicidant ! C’est mon sang qui coule dans ses veines », affirme-t-il, interrogé sur la volonté de sa fille de rompre avec lui et de dédiaboliser le parti. « Elle ne serait pas ce qu’elle est si je n’avais pas dirigé le FN, et soutenu sa candidature à la présidence du parti. Et puis, elle est présidente depuis sept ans. Par conséquent, si l’image du Front est diabolique, c’est sa responsabilité. »