Propos enregistrés: Laurent Wauquiez «s’est excusé» auprès de Nicolas Sarkozy

POLITIQUE Le patron de LR est embarrassé après la diffusion vendredi dans « Quotidien » d’une conférence dans laquelle il tire à boulets rouges sur ses collègues et notamment Nicolas Sarkozy…

20 Minutes avec AFP
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Laurent Waquiez et Nicolas Sarkozy au conseil national du parti Les Républicains à la Mutualité à Paris le 2 juillet 2016.
Laurent Waquiez et Nicolas Sarkozy au conseil national du parti Les Républicains à la Mutualité à Paris le 2 juillet 2016. — WITT/SIPA

Après les fanfaronnades, les excuses. Au lendemain de la diffusion vendredi soir dans Quotidien sur TMC d’une conférence donnée par Laurent Wauquiez devant des étudiants de l’école de management EM Lyon, le patron du parti les Républicains essuie les plâtres.

Démenti et menace de poursuites

Dans la matinée samedi, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a d’abord dénoncé la diffusion de propos « enregistrés de façon illégale qui ouvrent la voie à des suites judiciaires ».

Parmi les personnes visées dans sa conférence, figure l’ancien président Nicolas Sarkozy qu’il accusait d’avoir écouté les portables des membres de son gouvernement lors des Conseils des ministres. « Ces propos ont été tenus dans le cadre privé d’un enseignement, au cours d’une discussion libre avec des étudiants, parfois sur le ton de l’humour. Ce cours amenait notamment les étudiants à réfléchir sur les rumeurs et les fantasmes qui nourrissent la vie politique », a expliqué ce samedi matin à l’AFP Laurent Wauquiez. « Il n’a par exemple jamais été question dans mon esprit de soutenir qu’on ait fait surveiller des membres du gouvernement dans le cadre du Conseil des ministres », assurait-il.

Excuses dont Nicolas Sarkozy « a pris note »

Mais ce démenti n’a semble-t-il pas suffi. Face à l’écho de ses propos, Laurent Wauquiez « s’est excusé » auprès de Nicolas Sarkozy,​ qui « en a pris note », a indiqué ce samedi après-midi l’entourage de l’ancien chef de l’État.

Sollicité par l’AFP, l’entourage de l’ancien président de la République « dément » par ailleurs « formellement cette grotesque histoire d’écoutes ».