Laurent Wauquiez dénonce la diffusion de propos enregistrés «de façon illégale»

POLEMIQUE Le président du parti Les Républicains et de la région Auvergne-Rhône-Alpes contre-attaque après la diffusion vendredi soir d’extraits d’une conférence donnée dans une école de management de Lyon…

C.P. avec AFP
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Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, le 13 décembre 2017 au siège du parti à Paris
Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, le 13 décembre 2017 au siège du parti à Paris — Eric FEFERBERG / AFP

Coup de com’ou dérapage non contrôlé ? Tout le monde se pose la question depuis la diffusion vendredi soir dans Quotidien sur TMC d’une vidéo où Laurent Wauquiez  tirait à boulets rouges sur ses collègues politiques lors d’un cours donné à l’EM Lyon Business School.

 


« Discussion libre avec des étudiants, parfois sur le ton de l’humour »

Les déclarations du président du parti LR ce samedi sembleraient plutôt faire pencher la balance vers la seconde option : « Les propos qui ont été diffusés par l’émission Quotidien ont été enregistrés de façon illégale, avec des méthodes peu déontologiques qui ouvrent la voie à des suites judiciaires », explique-t-il dans sa première réaction publique transmise à l’AFP. À moins que ce soit encore de la com' ?

« Ces propos ont été tenus dans le cadre privé d’un enseignement, au cours d’une discussion libre avec des étudiants, parfois sur le ton de l’humour. Ce cours amenait notamment les étudiants à réfléchir sur les rumeurs et les fantasmes qui nourrissent la vie politique », explique Laurent Wauquiez.

« Il n’a par exemple jamais été question dans mon esprit de soutenir qu’on ait fait surveiller des membres du gouvernement dans le cadre du Conseil des ministres », assure-t-il.

Darmanin, Macron et Sarkozy dans le viseur

Dans l’enregistrement, diffusé vendredi soir sur TMC, Laurent Wauquiez accuse notamment l’ex-président Nicolas Sarkozy d’avoir écouté les portables des membres de son gouvernement lors des Conseils des ministres, ou l’actuel président d’avoir mis en place une «cellule de démolition» de François Fillon durant la campagne.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes pronostique aussi un départ rapide du gouvernement de Gérald Darmanin, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée sans suite, mais qui doit encore faire face à une enquête pour abus de faiblesse.