Gauche européenne: «Nous, nous sommes à gauche pas seulement en paroles», lance Tsipras à Mélenchon

GAUCHE Le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon avait demandé, le 31 janvier dernier, l’exclusion du parti Syriza d’Alexis Tsipras du Parti de la gauche européenne (PGE)…

H. B.

— 

Jean-Luc Mélenchon et Alexis Tsipras à Paris, en avril 2014.

Jean-Luc Mélenchon et Alexis Tsipras à Paris, en avril 2014. — SEVGI/SIPA

Rien ne va plus entre Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon. Le Premier ministre grec a répondu aux attaques lancées par le Parti de gauche français (PG), qui avait demandé, le 31 janvier dernier, l’exclusion de son parti Syriza du Parti de la gauche européenne (PGE).

« Nous sommes plus à gauche que Mélenchon. Nous, nous sommes à gauche en pratique et pas seulement en paroles », a déclaré ce mercredi Alexis Tsipras.

« Impossible de côtoyer, dans un même mouvement, Syriza d’Alexis Tsipras »

Accusé par le leader des Insoumis de « répondre toujours plus servilement aux diktats libéraux de la Commission européenne », le Premier ministre grec a tenu à défendre son bilan. « Nous avons créé plus de 300.000 emplois depuis 2015 (…) Greece is back. Notre obsession n’est pas de revenir à l’époque où les gouvernements ne pensaient qu’à dépenser plus, mais de créer plus d’emplois », a déclaré Alexis Tsipras.

>> A lire aussi : A gauche, des lectures à géométrie variable de la victoire de Tsipras

Le Parti de gauche avait demandé, le 31 janvier dernier, l’exclusion du parti d’Alexis Tsipras du Parti de la gauche européenne. « Pour le PG, comme sans nul doute beaucoup d’autres partis du PGE, il est en effet devenu impossible de côtoyer, dans un même mouvement, Syriza d’Alexis Tsipras », avait estimé le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon. Le Parti de gauche avait déploré que le Premier ministre grec pousse « sa logique « austéritaire » jusqu’à limiter le droit de grève ».