Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb souhaite un service national universel «obligatoire»

SECURITE « Ce n’est plus le service d’un an qu’on connaissait par le passé, c’est quelques semaines, un mois… », a déclaré le ministre de l’Intérieur…

H. B. avec AFP

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Le Ministre de L'Intérieur, Gérard Collomb.
Le Ministre de L'Intérieur, Gérard Collomb. — Xavier Léoty

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a réaffirmé ce dimanche sa volonté que le service national universel, dont la forme n’est pas encore définie, soit « obligatoire ».

« Le président de la République (…) a une qualité, c’est la persévérance dans les idées. Aujourd’hui, on est en train de réfléchir sur la forme que cela pourrait prendre mais il a encore réaffirmé récemment qu’il voulait faire ce genre de service obligatoire », a déclaré Gérard Collomb lors d’une émission sur FranceInter/FranceInfo/Le Monde.

« Ce n’est plus le service d’un an qu’on connaissait par le passé, c’est quelques semaines, un mois mais au moins on se retrouve ensemble, il y a un brassage social », a expliqué le ministre de l'Intérieur.

Le chef de l’État a chargé fin janvier un groupe de travail d’entamer « des travaux de préfiguration »

La faisabilité de ce projet suscite des doutes, en raison de son coût (estimé entre deux et trois milliards d’euros par an par Emmanuel Macron pendant sa campagne) et des capacités d’accueil des armées, réduites depuis la suppression en 1997 du service militaire. Le chef de l’État a chargé fin janvier un groupe de travail d’entamer « des travaux de préfiguration et rendre ses conclusions en avril » sur l’instauration de ce service. Un rapport parlementaire sur le sujet est également attendu le 21 février.

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Vendredi, la ministre des Armées, Florence Parly, avait déclaré que «  ce sera un service qui probablement n’aura pas un caractère obligatoire ». « Ce sera un service qu’on cherchera à rendre attractif pour les jeunes afin qu’ils soient incités à le réaliser, à la fois pour eux-mêmes, pour ce qu’ils y apprendront et aussi pour ce qu’ils pourront donner aux autres », avait déclaré la ministre.