Emmanuel Macron veut «poser les jalons» de l'organisation de l'islam de France

RELIGION « Ma méthode pour progresser sur ce sujet, c’est d’avancer touche par touche », a déclaré le chef de l’Etat…

H. B. avec AFP

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Le président Emmanuel Macron à Bastia, le 7 février 2018.
Le président Emmanuel Macron à Bastia, le 7 février 2018. — AFP

« Je ne dévoilerai une proposition que quand le travail sera abouti ». Le président de la République Emmanuel Macron veut « poser les jalons de toute l’organisation de l’islam de France » au « premier semestre 2018 », assurant dans un entretien avec le Journal du Dimanche qu’il va « continuer à consulter beaucoup ».

« Ma méthode pour progresser sur ce sujet, c’est d’avancer touche par touche », a déclaré le chef de l’Etat à l’hebdomadaire.

« Préserver la cohésion nationale et la possibilité d’avoir des consciences libres »

« Je vois des intellectuels et des universitaires, comme Gilles Kepel, des représentants de toutes religions car je considère que nous devons nous inspirer fortement de notre histoire, de l’histoire des catholiques et de celle des protestants », a détaillé Emmanuel Macron, citant « Youssef Seddik, comme d’autres intellectuels et toutes sortes d’acteurs, tels que l’Institut Montaigne, qui ont pris des initiatives sur cette question ».

Le président a ajouté que son objectif est de « retrouver ce qui est le coeur de la laïcité, la possibilité de pouvoir croire comme de ne pas croire, afin de préserver la cohésion nationale et la possibilité d’avoir des consciences libres ». Il estime qu’il y a un risque à « brandir des objets connotés » ou à « faire des raccourcis en plongeant tout le monde dans un même sac ». « Il y a une question qui est celle de l’organisation. Mais il y a une autre question, qui est celle du rapport entre l’islam et la République », relève Emmanuel Macron.

>> A lire aussi : La «structuration de l'islam en France» est «indispensable», estime Emmanuel Macron

Le chef de l’Etat avait annoncé début janvier son intention de mener « un travail sur la structuration de l’islam en France », afin qu’il ne tombe pas dans la « crise » qu’il vit au plan international, en présentant ses vœux aux autorités religieuses.